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Réponses à vos courriers

  • Réponse à un jeune orthodoxe sur notre appartenance au saint patriarcat de Kiev qui est en schisme avec le patriarcat de Moscou

     

    Le Christ est Ressuscité ! Cher jeune Nicolas, vous m'annoncez ne plus vouloir correspondre avec nous. à cause de mon appartenance au saint Patriarcat de Kiev . Si vous saviez dans l'histoire de l'Église le nombre important de saints ( je ne pense évidem...ment pas à moi) qui furent déclaré par d'authentiques conciles, comme des schismatiques voir des hérétiques et dont l'épiscopat ne fut plus reconnu vous seriez plus prudent. Je vous en cite certains: Athanase d'Alexandrie exclu sept fois de son siège par des conciles canoniques... saint Jean Chrysostome, que saint Cyrille d'Alexandrie refusait de placer dans ses dyptiques; saint Photios le Grand que saint Nicolas le Studite refusa toute sa vie de commémorer dans ses dyptiques; saint Alexis de Kiev qui fut lui aussi le métropolite concurrent comme notre saint patriarche sur le siège de Kiev et de Moscou d'un autre métropolite canonique... L'ecclésiologie est une science que vous ne connaissez pas, comme de trop nombreux orthodoxes. lisez mon ouvrage ( malheureusement épuisé mais que l'on trouve sur Amazone) "La Papauté orthodoxe" qui explique comment toutes les autocéphalies modernes ont commencé par des anathèmes des excommunications et des schismes comme celui que traverse courageusement notre saint Patriarche Filaret de Kiev. Parce que les empires, hier Constantinople avec l'empire Ottoman et aujourd'hui le patriarcat de Moscou avec l'empire Russe ne veulent pas, sauf dans des nations sans importances géopolitiques pour eux, que selon la parole éternelle du Christ que des nations soient baptisées dans leur propres églises autocéphales : "Aller de toutes les nations faites des disciples au Nom du Père,du Fils et du Saint Esprit". Dans l'Orthodoxie la Vérité n'est pas dans telles ou telles actions ou choix juste, mais elle est l'Hypostase du Christ. Ensuite vous examinez si les paroles ou les écrits de la personnes sont en accord avec les saint Pères de l'Église témoins de la Tradition. Mon dernier ouvrage "La voie du silence" a reçu le soutien écrit de Pères spirituels du Mont Athos qui sont eux aussi des témoins(martyrios) de la Tradition Orthodoxes. Lisez-le: s'il vous apparait à vous que cette parole n'est pas orthodoxe vous avez raison de vous écarter de l'hérétique, mais si cette parole est orthodoxe alors réfléchissez à cette autre parole du Christ: "Jugez l'arbre à ses fruits". Je continue de prier pour vous. Avec amour en Christ.

    Que la Trinité toute Sainte vous bénisse

     

    +Métropolite Michel

     

     

    Seconde réponse à un Croyant troublé par les schismes dans l'Église Orthodoxe

    par Monseigneur Michel Philippe Laroche, dimanche 15 mai 2011, 16:49

     

    Cher Nicolas, Le Christ Est Ressuscité !

     

     

     

    Vous me dites que comme simple croyant vous êtes troublé par ces divisions ecclésiales et sans doute par ses condamnations qui sont devenues une triste spécialité dans l’Église Orthodoxe.

     

    Il y a seulement quelques années, vous auriez pu rencontrer dans les rues de Paris un moines aux cheveux longs marchant à pas pressé les pieds nus. En questionnant des hiérarques du patriarcat de Moscou, mais également de l’archevêché russe du métropolite Euloge, vous auriez su que ce moine était un archevêque d’une «Église schismatique » et donc infréquentable…Et vous seriez passé à côté de saint Jean Maximovitch.

     

    Je vous l’ai déjà à plusieurs reprise écrit, les situations ecclésiales qui découlent comme aujourd’hui pour l’Église d’Ukraine et l’Église de Macédoine, de la revendication légitime du peuple et des évêques de ces nations orthodoxes de s’affranchir de l’impérialisme d’Églises sois disant Mères qui veulent les maintenir dans une situation de vassalité qui n’est pas autre chose que la transposition du papisme qui n’est pas Orthodoxe, sont très ancienne dans notre Église. Mais cette ancienneté n’est pas une preuve de Vérité. Satan lui aussi est ancien il a même précédé l’homme. Le patriarcat de Constantinople a, de cette manière, excommunié des dizaines d’années durant les Églises de Bulgarie, de Serbie, de Grèce, et d’autres dès la fin du XIXème siècle et le début du XXème ( j’en raconte la triste histoire dans mon ouvrage déjà cité « La papauté Orthodoxe » éditions Présence) lorsque l’Empire Ottoman éclata comme il y a quelques année l’Empire Soviétique éclata lui aussi. Dans leur effondrement ces deux empires perdaient des nations, jusque là vassalisées, qui en proclamant leur indépendance comme l’Ukraine aujourd’hui, comme hier les nations que je viens de citer, exigèrent de leur Église nationale la rupture ecclésiale avec des patriarcats qui n’étaient que la courroie de transmission du pourvoir politique, Turc dans un cas et Russe dans l’autre cas.

     

    Je comprends que ces questions vous dépasse et je devine que c’est sans doute par un membre du clergé que vous avez été troublé. Recherchez la sainteté et vous ne vous tromperez jamais. Si vous voyez un évêque canonique avoir un cœur dur, ne pas pratiquer les vertus du Christ, ou pire, confesser une doctrine hétérodoxe, prenez la fuite. Si vous croisez le chemin d’un évêque « schismatique » dont la foi est orthodoxe, qui vit en lui l’amour sans limite du Christ, qui vous prêche l’amour des ennemis, le pardon sans limite et qui applique tout cela dans sa vie personnelle, comme le vivait saint Jean Maximovitch, alors quittez tout pour suivre un tel apôtre du Christ. De tels évêques existent dans les deux catégories. Il vous appartient d’exercer le discernement des esprits de tous les Enfants de Dieu : « Discernez cde qui est agréable au Seigneur, et ne prenez aucune part aux œuvres des ténèbres, mais plutôt réprouvez-les. »(Eph V, 10) Aujourd’hui comme hier, c’est à leurs œuvres que nous reconnaissons les véritables serviteurs de l’Église. Je vous le disais au début de ce paragraphe : « Recherchez la sainteté», plutôt que la canonicité. Car la canonicité est fluctuante, un jour schismatique et le lendemain canonique ou l’inverse ; alors que la sainteté est éternelle.

     

     

     +Métropolite Michel Laroche

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  • Courrier des Lecteurs

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    Chers Amis du Blog,

    Vous êtes entre 1800 et 2000 chaques mois à nous visiter.  Plusieurs d'entre vous ont eu la judicieuse idée de s'adresser à moi en me cherchant sur FaceBook où j'ai ouvert une page. Là je réponds à tous les messages qui me sont envoyés sans exception, certes parfois avec un peu de lenteur en fonction de mon travail. Je conseille donc à ceux qui souhaitent converser avec nous de demander à devenir "mon ami " sur FaceBook en spécifiant dans le message qu'ils ont la possibilité de me faire parvenir, qu'ils sont déjà des amis de mon blog.

     

    Avec amour en Christ +Métropolite Michel Laroche

  • Réponse à une lettre d'une mère en détresse à propos de l'avortement

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    Je publie ici la réponse  faite à la lettre reçue sur FaceBook d'une mère orthodoxe qui a déjà avortée et qui envisageait de le faire à nouveau,   car son sujet l'avortement concerne beaucoup de femmes. Évidemment la réponse que je donne est "personnelle" mais de nombreux éléments de ma lettre peuvent  peut-être nourrir la réflexion de personnes confrontées à ce drame. Je ne publie pas la lettre de cette femme qui comporte des informations qui risqueraient de nuir à son anonymat.

     

    Chère Sœur en Christ,

    Je compatis à votre détresse. C’est le Seigneur qui vous envoie cet enfant, pour que  vous effaciez avec l’amour et la vie que vous allez lui donner, le désespoir qui vous a conduit à vous séparer des deux autres qui sont aujourd’hui au Ciel quelque part dans la miséricorde du Seigneur.  L’âme de votre enfant est aujourd’hui unie à la votre. En avortant vous vous emputeriez, non d’un corps étranger, mais de la partie la plus intime de vous-mêmes.  La Vierge Marie  allait  elle aussi donner naissance à son Enfant dans des conditions extrêmement difficile. Elle Le mit au monde dans un lieu inconfortable, une grotte à bestiaux. Elle partie en Égypte car la vie de son enfant, Jésus,  était menacée. Elle n’avait pas de toit où l’abriter. Mais ce qui maintenait son courage  c’était cette vie au-dessus de sa propre vie qui était en elle. Évidemment la Mère de Dieu portait la Vie même en elle, La Vie qui donne la vie à tout être vivant. Mais il n’est pas inexacte d’établir une comparaison : les femmes, plus que les hommes, ont d’une manière innée ce sens. Une Mère qui porte en elle la vie de son enfant durant les neuf mois de la gestation parle à son enfant, le rassure, l’aime, écoute les battement de son cœur, sent les coups qu’il donne avec ses petits pieds dans son ventre. Cette vie devient pour elle une source d’eau vive, un fleuve inépuisable d’amour, et le Christ présent durant neuf mois dans le ventre de sa Mère la toute Sainte n’est pas absent de cette vie là.  Il est devenu pleinement homme en assumant pour toutes les mères tous  les âges de l’humanité :  le Christ fétus, le Christ embryon, le Christ  nouveau né, le Christ petit enfant, le Christ adolescent, le Christ adulte… Le Christ plein de sagesse,  est présent dans chaque nouvelle vie. Lorsque l’on supprime un enfant c’est comme le roi Hérode qui cherchait en massacrant les saints innocents à faire mourir le Christ. Chaque enfant qui meurt ainsi rajoute son sang à celui des Saints Innocents. Je ne dis pas cela pour vous condamner de vos avortements passés. Le Seigneur aime le pécheur mais il haï le péché. Mais vous me demandiez si le Seigneur allait vous pardonner un nouveau péché.  Le Seigneur vous a déjà répondu par l’enfant qui est en vous :  Il s’est proposé, je vous l’affirme, à effacer  le sang innocent, par cette nouvelle vie qui est née en vous,  en vous proposant de Lui faire confiance, de l’écouter Lui et non les mauvais conseils, pour que cet enfant soit enfin une source de grâce et de lumière dans votre existence. Si vous le pouvez, donnez lui des études religieuses et conduisez le vers le service du Seigneur, car il ne vous appartient pas, vous en êtes seulement le gardienne : il appartient au Seigneur dans sa vie comme dans sa mort. Mais ce n’est pas à vous ni à personne de lui donner la mort ; Vous devez le maintenir dans  la vie que Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ lui a donnée, car Lui seul est le donateur de Vie.

    Transportez votre âme dans la Résurrection prochaine du Christ.

    Que la Trinité toute sainte vous bénisse.


    +Métropolite Michel Laroche
    Et la traduction en roumain due à Madame Mihela Mihailah

    « „Public aici răspunsul dat unei scrisori primite pe Facebook din partea unei mame ortodoxe, care a mai făcut avort si care avea în vedere posibilitatea repetării acestui lucru, pentru că subiectul avortului priveste foarte multe femei. Evident, răspunsul pe care l-am dat are caracter personal, însă numeroase aspecte din această scrisoare a mea poate vor hrăni gândurile persoanelor care se confruntă cu această dramă. Nu public scrisoarea pe care am primit-o, păstrându-i caracterul anonim.”  »

    Dragă soră în Hristos,

    Vă înteleg si vă sunt alături în zbuciumul dumneavoastră. Domnul este Cel care vă trimite acest copil, pentru ca să stergeti, prin dragoste si prin viata pe care i-o veti da, deznădejdea care v-a făcut să vă despărtiti de ceilalti doi copii, care sunt acum undeva în Cer, la mila Domnului. Sufletul copilului dumneavoastră este acum unit cu al dumneavoastră. Făcând avort, vă veti amputa nu un corp străin, ci partea cea mai intimă a vouă însivă. Fecioara Maria a trebuit să dea si ea nastere Copilului ei în conditii deosebit de dificile. L-a adus pe lume într-un loc foarte lipsit de confort, într-o pesteră pentru animale. A fugit în Egipt pentru că viata copilului ei, Iisus, era amenintată. Nu avea acoperis deasupra capului si nici unde să tragă. Dar lucrul care-i mentinea curajul era această viată, mai presus de propria ei viată, care se afla în ea.

    Bineînteles, Maica Domnului purta în pântece Viata însăsi, Viata care dă viată oricărei fiinte vii. Dar nu gresim dacă facem o paralelă cu ea: femeile, mai mult decât bărbatii, au acest simt înnăscut. O Mamă care poartă în ea viata copilului ei în timpul celor nouă luni de sarcină îi vorbeste copilului ei, îl ocroteste, îl iubeste, îi ascultă bătăile inimii, îl simte când dă din picioruse în pântecul ei. Această viată devine pentru ea un izvor de apă vie, un fluviu inepuizabil de dragoste, iar Hristos, în timpul celor nouă luni cât a stat în pântecele Preasfintei Sale Maici nu lipseste din acea viată. El devine pe deplin om asumând pentru toate mamele, toate vârstele umanitătii: Hristos embrion, Hristos făt, Hristos nou-născut, Hristos copil, Hristos adolescent, Hristos adult... Hristosul plin de întelepciune este prezent în fiecare nouă viată.

    Atunci când un copil e lepădat, se întâmplă ca în cazul împăratului Irod, care încerca, prin uciderea Pruncilor, să-l omoare pe Hristos. Fiecare copil care moare astfel îsi adaugă sângele celui al Sfintilor Prunci. Nu vă spun asta pentru a vă condamna pentru avorturile din trecut. Domnul îl iubeste pe păcătos, dar urăste păcatul. Însă mă întrebati dacă Dumnezeu v-ar ierta un nou păcat. Domnul v-a răspuns deja prin copilul pe care îl purtati în pântece; El si-a propus – afirm acest lucru fără nici o ezitare – să steargă sângele nevinovat prin această nouă viată care s-a născut în dumneavoastră, propunându-vă să aveti încredere în El, să-L ascultati pe El si nu sfaturile rele, pentru ca acest copil să fie, în sfârsit, un izvor de har si de lumină în existenta dumneavoastră. Dacă puteti, lăsati-l să facă studii teologice si îndrumati-l spre slujirea Domnului, pentru că el nu vă apartine; dumneavoastră îl aveti doar în grijă, căci el îi apartine Domnului, atât în viată, cât si în moarte. Dar nu stă în puterea dumneavoastră si nici a oricui altcuiva să îi dati moartea; trebuie să-l păstrati în viată, în viata pe care Domnul nostru Dumnezeu si Mântuitor Iisus Hristos i-a dat-o, căci El singur este dătător de Viată.

    Transportati-vă sufletul în apropiata Înviere a lui Hristos.

    Sfânta Treime să vă binecuvânteze.

    +Mitropolit Michel Laroche

     

  • A propos de l'expression "Naissance au Ciel"

    Cher Monseigneur Michel, Bénissez!



    Ci-dessous, un message qui pourrait vous intéresser, en tout cas, sujet à réflexion.

    J'aimerai connaître votre pensé sur ce sujet.


    Amicalement en Christ,

    Theophilos





    A propos de l'expression "Naissance au Ciel".

    De plus en plus souvent l'expression "naissance au Ciel" est employée à la place de celles consacrées par l'usage et par la tradition chrétienne, offrant chacune une insistance particulière sur un aspect ou un autre de cette grande déchirure qu'est la rupture définitive d'avec la vie terrestre.
    Cette nouveauté ne semble reposer sur aucune tradition ni orale ni scripturaire, et vient contredire la foi orthodoxe. Il n'y a qu'une naissance, celle terrestre, réalisée au moment de l'enfantement, par la volonté de Dieu. Les expressions suivantes témoignent de la richesse de la langue française : on parle de la mort, du décès, des expressions périphrastiques "n'est plus", "à rejoint un monde meilleur", "est parti", "nous a quitté", "a rendu l'âme", "a rendu son dernier soupir", "s'est éteint", "s'est endormi", "a disparu" et certainement d'autres encore.
    Mais aucune de ces expressions ne manifeste l'idée d'une seconde naissance. Cette idée tendrait à faire accroire en amont, que la vie terrestre constitue une vie avant même la naissance de l'âme, en tout cas une vie inférieure à la vie céleste. L'Eglise orthodoxe a toujours refusé de définir avec trop de précision la vie dans l'au-delà, contrairement à l'Eglise romaine qui prévoit grâce à une casuistique morbide un séjour au purgatoire et qui délimite pour chaque groupe de cas une vie dans la félicité éternelle ou dans les souffrances éternelles. Si la vie dans l'au-delà est un grand mystère, sauf pour quelques grands ascètes et bienheureux moines, la vie terrestre avec sa limitation temporelle et spatiale, avec ses innombrables obstacles, n'en est pas moins un grand mystère.
    Mais en aucun cas les chrétiens orthodoxes ne peuvent prétendre que l'Homme naît deux fois, et encore moins que la mort entraîne dans une sorte d'automatisme une renaissance de l'être. La renaissance est assurée par la grâce du Baptême, par l'effort personnel continuel de la prière, du repentir et de la louange à Dieu.
    Cette "naissance au Ciel" amoindrit dangereusement la puissance de liberté de la vie terrestre comme la puissance de la grâce, en laissant croire que, quelle que soit notre vie en ce bas monde, nous sommes tous assurés d'une parfaite renaissance. La foi chrétienne glisse vers un angélisme béât qui ressemble étrangement à celui du mouvement charismatique catholique contemporain.
    Je laisse la place à l'un de nos pasteurs plus autorisé que moi, mais il est impossible d'acquiescer à un tel dédoublement de la personne, une et indivisible, créée à l'image et à la ressemblance de Dieu, et à un tel angélisme eschatologique.


    Cyril Semenoff-Tian- Chansky
    Paroissien de l'église Saint-Serge, Paris.

  • Il n'y a a pas de plus grand humilité que l'obéissance

     

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    Celui qui ne juge pas est comme Saint Stéphanos  qui vit dans le visage de Saul qui approuvait sa lapidation, le futur Paul apôtre des nations. Aujourd’hui assassin, demain un saint. Bienheureux est celui qui discerne dans le visage de son persécuteur un futur saint. Bienheureux  est celui qui voit le visage du Christ dans celui de son persécuteur.


    Mon Père

    L'injustice dont votre évêque vous frappe en vous privant des études théologiques est regrettable, mais surmontable: Notre Académie Théologique c'est celle du désert, celle de tous les Pères du désert et de l'Eglise dont je suis certain vous avez les textes à votre disposition: eux seuls conduisent à la prière et au salut.
    La théologie académique des théologiens est souvent source d'orgueil  et de vanité. Il faut voir, même si cela vous paraît une injustice, la main divine qui vous protège dans cette décision « injuste » de votre évêque.
    Mon Conseil : allez trouver votre évêque et soumettez-vous, car l'obéissance est la plus grand vertu des moines, et comme l'a dit un Père « l'obéissance est la théologie des moines ». Ne cherchez pas ailleurs; il n'existe pas d'autre voie que celle-là. Saint Diadoque de Photicé écrit dans ses œuvres spirituelle une parole qu’il attribue à une apparition de saint Jean-Baptiste concernant l’audace qu’il a eu de baptiser Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ : «  Par mon obéissance j’ai vaincu mon audace car il n’y a pas de plus grand humilité que l’obéissance. »
    Je me confie à vos saintes prières.
    Le dernier des métropolites
    +Michel de Paris.