Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le grain de sel

  • La Croix et les Croix

    crucifixion-2.jpg( Suite et fin ) Avec l’autorisation de Madame Lydia Feodorovna Places, nous publions la suite de notre correspondance par courriel. Nous espérons que de faire entendre le cri de personnes simples dont le seul tort est d’avoir exprimé la voix du Peuple Royal donnera du courage à tous ceux, qui n’ont pas encore compris que dans l’Église nous ne sommes pas dans le concept occidental d’Église enseignante ( le clergé) et  d’Église enseignée ( le Peuple). Le Peuple Royal, lorsque les évêques  et les prêtres ne remplissent plus leur mission, devient par le  martyr de la conscience la Voix que choisi le Christ pour faire entendre : «  Ce que l’Esprit dit aux Églises » (Apoc.II,7) La Rubrique « Grain de Sel » donne la parole au Peuple Royal de l’Église Orthodoxe en France. Mais nous nous efforcerons à chaque fois devant tant de douleurs, de donner des réponses pacifiantes qui permettront à chacun de recouvrer les voies d’une vie spirituelle authentique, précédemment troublée par des événements traumatisants.



    Vendredi 18 septembre 2009
    а что меня так жестоко наказали?

    La  Traduction : « Pourquoi m'a-t-on aussi violemment châtiée? » qui était le titre en russe, ajouté par le rédacteur en chef de la Pensée Russe à ma réponse à l'archevêque Gabriel, après son décret d'excommunication. 
    Pour ma part, en haut de mon texte,  j'avais recopié Jean XVIII, 23 : «Jésus répondit : Si mal parlé atteste le mal, mais si j’ai bien parlé alors pourquoi me frappes-tu ? » que je trouvais fort à propos. Il y figure toujours.
    Je vous remercie sincèrement,  Père, de votre sollicitude et de vos bonnes paroles. J'y suis très sensible. Je suis très tranquille. J'ai confiance en Notre Seigneur. Tout le monde (et moi-même) sait que mon excommunication est  une mesure politique. Je sais pour ma part que je n'ai ni menti, ni calomnié, (à moins que dire ce qui est vrai soit considéré comme une calomnie ?) et que cette honteuse décision prise par contumace, par-dessus les Canons, est un terrible boulet surtout pour l'archevêque et son archiprêtre Jean Gueit à la base de cette mesure. Pas pour le Seigneur qui tranchera. J’ai aujourd’hui pardonné à eux deux et je prie pour eux.
    Cette mesure a été prise pour me faire taire: dommage! Justement elle me fait crier encore plus fort. Non pour me défendre, mais pour m’indigner de ce qui continue d’être fait dans la paroisse de Nice et dans l’archevêché, contre la Tradition Orthodoxe. 
    Alors maintenant ils devront préparer un bûcher pour m'anéantir. Et heureusement qu'on n'est pas en « Soviétie », car j'aurais été abattue physiquement  depuis longtemps.
    Je n'ai aucune prétention pour me comparer à d'autres qui ont été persécutés et excommuniés. Je vois l’ai écrit dans ma précédente lettre, je fais partie du «  terreau » de l'Église. Je ne suis rien ou pas grand chose. J'essaie simplement d'entendre et d'appliquer la Parole de Notre Seigneur.
    Je vais vous raconter une histoire personnelle.  Voyez-vous, après un terrible scandale en Conseil de Paroisse (j'étais secrétaire), scandale orchestré par le recteur (l'archiprêtre Jean Gueit) en février 2006, en rentrant chez moi, j'avais enlevé ma croix de baptême renonçant à  porter la même croix que la croix de prêtre portée par celui qui m'avait ainsi maltraitée. Le temps est passé. Je suis restée sans ma croix, rangée dans ma boîte à bijoux. En février 2008, le primat des Hors Frontières, Monseigneur Laur, a fait une visite pastorale à Cannes.
    Je suis allée là-bas. Je l'ai vu. Je l'ai écouté. Je l'ai regardé. Je l'ai entendu prier. J'ai vu le charisme qui émanait de sa si frêle personne. Oui l'Esprit parlait en lui et rayonnait de sa personne. Là-bas, j'ai vu des vrais fidèles. J’ai entendu de vrais choristes. J'ai vu des vrais prêtres. J'ai vu un véritable évêque. J’ai vu un vrai primat. J’ai  participé à une vraie liturgie: tout et tous irradiaient de l'Amour du Christ. Je suis rentrée chez moi et j'ai remis ma croix. Parce qu'elle portait  le même sens pour tous  et pour moi.


    La servante de Dieu, Lydia Feodorovna PLACES. Nice.








    Lundi 21 septembre 2009


    Chère Sœur en Christ,

    Je commencerai par l’histoire de votre croix. La Croix sur laquelle le Christ se laisse crucifier et porte, non seulement nos péchés qu’il assume librement en sacrifice expiatoire, mais ce n’est pas asses dit, nos vies: le Christ nous porte tous personnellement, dans sa chair blessée, couronnée d’épine, souffletée, revêtue du manteau et du sceptre  de la dérision et des calomnies, transpercée. Cette Croix d’humilité d’un évêque ou d’un prêtre qui lave les pieds de ses paroissiens, cette Croix-là vous ne l’auriez jamais quittée. 
    Certes vous avez fait une erreur spirituelle en vous dépouillant de la Croix de votre baptême. Mais pour vous, si j’ai bien compris, la Croix du recteur de Nice était une croix de vanité ecclésiastique. Si bien compris, elle était devenue à vos yeux la décoration ornementale  que portait l’archiprêtre qui vous blessait : une croix de pouvoir, une croix d’une hiérarchie aveuglée et enivrée  par son propre despotisme; une croix dorée à l’or fin scintillante de pierreries comme on en vend dans les magasins pour évêque, archimandrite ou archiprêtre,  à Athènes ! De cette croix symbole non plus du sacrifice du Christ pour nous les pécheurs, mais d’une tyrannie exercée  au-dessus des croyants, vous ne vouliez pas.
    Cela est si vrai que lorsque vous avez été en face d’un véritable évêque ( il y a peu de temps qui était encore dans une Eglise en  schisme comme le patriarcat de Kiev,  souvenez-vous)  alors vous avez réalisé deux choses. La première est  le détournement de sens de la Croix que la hiérarchie de notre Église donne à cette décoration rutilante (que je porte moi-même comme évêque) n’est plus aux yeux même de ceux qui en sont revêtus  le symbole du sacrifice et de l’humilité de Notre Seigneur Jésus Christ, mais je le répète, le signe de reconnaissance de l’autorité dont l’évêque a revêtu tel ou tel prêtre ou même une récompense : croix dorée sans couronne ; croix dorée avec couronne, croix couronnée avec pierreries deux croix couronnées, trois Croix couronnées etc ).   Toutes ces croix transmutées en décorations depuis des siècles détournent les âmes faibles de certains prêtres à qui on les donne à porter, de la véritable signification de la Croix ! La seconde prise de conscience que vous avez eue devant le Métropolite Laure de bienheureuse mémoire, est qu’un hiérarque humble, qui portait lui-même une telle Croix ornée,  ne la portait pas comme une décoration, mais comme un apôtre lui-même crucifié avec le Christ, portant dans sa chair unie eucharistiquement à la Chair  du Christ,  le Peuple Royal qui lui a été confié charismatiquement par le Seigneur. Alors vous avez replacé votre Croix autour de votre cou, près de votre cœur dans lequel le Christ repose comme dans sa maison,  comme il est venu se reposer chez le publicain Zachée au grand scandale  des autorités religieuses qui se sont écriées :« Il est venu dormir chez un pécheur ». Croix qui représente aujourd’hui, également,   votre acceptation de l’épreuve que le Seigneur a autorisée pour vous, en vous jugeant capable de la supporter. 
    A Votre question : «Pourquoi m'a-t-on aussi violemment châtiée? » je ne peux que voir le Christ Crucifié pour nous, lui l‘innocent, et me dire : «  Que sont nos épreuves par rapports aux Siennes ? » Si l’épreuve est injuste, c’est-à-dire que d’une manière flagrante nous supportons une injustice ( nous écrivons « supporter » et non pas « subir » qui est un verbe inexact et non chrétien) nous ne sommes pas pour autant innocents. Lui Seul est sans péché. Nous, lorsqu’une épreuve survient, elle vient toujours nous purifier d’une faute cachée que nous connaissons ou dont nous n’avons pas encore pris conscience. Les saints ont toujours reçu les épreuves comme un instrument de la Providence pour leur purification. Peut-être que votre épreuve, que mon épreuve que vous ne connaissez pas, que les épreuves de son Peuple Saint que vous ne connaissez pas entièrement, sont notre mince, très mince participation à Ses souffrances pour notre purification, notre salut personnel autant que celui de tous les baptisés ;  et  j’en suis certain dans votre cas, uni au Père Nicolas et à la longue liste des prêtres et des fidèles châtiés injustement, à la purification de votre archevêché et l’Église Orthodoxe en France.


    En me confiant à vos prières.


    +Métropolite Michel Laroche

  • Dialogue avec une voix du Peule Royal





    Avec l’autorisation de Madame Lydia Feodorovna Places, nous publions le début de notre correspondance par courriel. Nous espérons que de faire entendre le crie de personnes simples dont le seul tort est d’avoir exprimé la voix du Peuple Royal donnera du courage à tous ceux, qui n’ont pas encore compris que dans l’Église nous ne sommes pas dans le concept Occidental d’Église enseignante ( le clergé) et  d’Église enseignée ( le Peuple). Le Peule Royal, lorsque les évêques  et les prêtes ne remplissent plus leur mission, devient par le  martyr de la conscience la Voix que choisit le Christ pour faire entendre : «  Ce que l’Esprit dit aux Églises » (Apoc.II,7)



    Samedi 12 septembre 2009


    Pardonnez-moi, père, de vous importuner. Vous avez écrit sur nous sur votre Blog, voilà pourquoi je me permets de vous répondre. Je suis Lydia Feodorovna PLACES, paroissienne de la cathédrale orthodoxe russe de Nice.  Secrétaire de l'A.C.O.R. J'ai démissionné en mars 2006 suite au procès stalinien fait à mon encontre, en pleine séance du Conseil, par le recteur l'archiprêtre Jean GUEIT.
    Je suis la Russe blanche excommuniée par l'oukase de l'archevêque Gabriel du 15 avril 2008 « En raison de ses agissements et de ses déclarations publiques fausses et calomnieuses qui portent un préjudice grave à la bonne vie de la paroisse et à la tranquillité des saintes églises de Dieu (...). »
    Cet oukase pris à la suite de mon article dans la Pensée Russe  n° 13 du 4/10 avril 2008) m'a été signifié par lettre avec AR en pleine Semaine Sainte 2008. Il a été communiqué à Mgrs les évêques de l'AEOF, et Mrs les prêtres de la cathédrale de Nice ainsi qu’ au R.P Boris Bobrinskoy, Président du tribunal ecclésiastique ( qui par ailleurs a longtemps été mon confesseur).
    Après consultation auprès d'un canoniste et sur ses conseils, j'ai fait appel auprès de S.S. le patriarche Bartholomée qui n'a même pas accusé réception de mes courriers. En outre, J'avais  demandé en son temps à l'archevêque Gabriel de me dire dans quel passage de mon article  j'avais menti. Il s'est contenté de me répondre : «  Vous savez ce qu'il vous reste à faire ». Nous sommes donc dans l'impasse.
    J'ai lu avec grand intérêt votre blog que j'ai découvert il y a quelques jours. Me permettez-vous de vous signaler que le père Yaroslaw était prêtre à temps complet à Nice ( St Nicolas). Il assurait également  la paroisse de Sanremo une fois par mois. De même qu'il allait à Antibes et à St Raphaël. Il était très aimé par les "vieux " russes ( Blancs) comme par  les Russes nouvellement arrivés ; tous  l'ont vu partir avec très grande consternation. Son départ a sonné la destruction irrévocable de notre paroisse de Nice qui depuis est en ruines spirituelles. Il y avait aussi le père Marcel SARKIS, " prêté" par le Patriarcat d'Antioche que je connaissais de Paris. Pour ma part depuis août 1997 date à laquelle je suis arrivée à Nice j'ai vu partir:

    Le hiéromoine Nicodème ( Élie Madjali) ; Le hiéromoine Tikkhon ; le père Wladimir (Yagello); le père Marcel ( Sarkis), père Yaroslaw ( Jowzik); le père Lucien  Gorin , (mis à la retraite) ; le père Askow ;  et enfin, depuis deux mois,  nous avons le père Igor arrivé de Strasbourg: combien de temps tiendra-t-il?

    Je souhaitais aussi vous signaler la lettre-pétition que nous avons faite et adressée à Mr le Maire de Nice,(Mars 2009), à  Mr le Président de la République, et à Mme la Ministre de l'Intérieur ainsi qu’à  d'autres personnalités.
    Nous les signataires, sommes convaincus du poids que cette lettre a eu dans les décisions du Président Sarkozy  de ne pas recevoir en audience le patriarche Bartholomée lors de sa visite à Paris en juin dernier. A présent tout le monde sait qu'à Nice il y a seulement une trentaine de personnes qui approuvent les positions du recteur, le Père Jean Gueit de son second prêtre, vice-président de droit de l'ACOR, le père Philippenko et du marguillier. Alors que nous sommes 86 inscrits dans la paroisse et que nous sommes tous RÉSOLUMENT  contre cette politique désastreuse menée depuis février 2006 par l'équipe au pouvoir actuellement. Sans compter les milliers d’Orthodoxes, Russes nouvellement arrivés, interdits d'entrée comme membres de l'ACOR. Étant donné la pertinence des analyses de votre blog, je suis à votre disposition pour tous renseignements complémentaires concernant notre paroisse. Mais ne croyez pas que nous avons spécialement envie de ferrailler et de guerroyer contre le clergé de l'Exarchat. Pardonnez-moi de vous avoir dérangé. Je vous remercie humblement d'avoir pris le temps de me lire. Restant à votre disposition,

    La servante de Dieu en Christ.
    Lydia Feodorovna PLACES.


    Samedi 12 septembre 2009


    Chère Sœur en Christ,

    J'accuse réception de votre lettre qui demande avant une réponse claire, prières et réflexion. Mais déjà je peux vous dire qu'il y a toujours dans ce genre de situations deux sujets distincts, sans le discernement desquels nous risquons tous les uns et les autres de perdre notre âme: le premier essentiel : le pardon, le pardon et encore le pardon envers les personnes qui nous ont blessés. L'assassin d'hier, le persécuteur d'hier peut devenir le saint de demain; hier Saül qui lapide Stéphanos, demain Paul l'Apôtre des nations. De grands saints ont été des ennemis redoutables, tels Ignatios et Photios patriarches de Constantinople  tour à tour le tourmenteur de l'autre, avant de se demander dans les larmes pardon avant leur trépas.
    Le second sujet c'est celui dans lequel vous êtes incontestablement : un combat, non pour défendre votre unique personne, mais comme vous le faites, pour défendre une vie ecclésiale véritablement Orthodoxe, dans l'amour du prochain, et non dans ce cycle infernal de représailles dès qu'une tête ose dépasser les autres bien alignées comme dans le régime communiste.
    Mais je le répète la liberté de parole qui est  la vôtre et la mienne, si elle ne s'accompagne pas de jeûne, et de prières ( « Cette sorte de démons ne s'en va que par la prière  et le jeûne. » (MT XVII, 21) nous enseigne le Christ ) et par le commandement selon moi le plus important du Seigneur: « l'amour des ennemis ». Alors notre combat resterait vain, car il  ne serait pas béni par le Seigneur.
    Pardonnez à l'évêque que je suis, ces conseils spirituels, mais notre âme est  plus précieuse au regard de Dieu que tous les combats, aussi justes soient-ils, que nous menons sur  terre.
    En me confiant à vos prières.


    +Métropolite Michel Laroche


    Pardonnez-moi encore une fois Père, de venir vous déranger. Avant toute chose, je dirai, je m'adresse à vous en vous appelant " père", simplement que c'est par confort personnel,
    J'ai lu la biographie que vous avez mise en ligne, et  je sais que vous appartenez au Patriarcat non canonique de Kiev. Loin de moi la pensée d'émettre quelque jugement que ce soit: simplement je suis dans la réserve. Et je vous demande de me pardonner si je vous offense. Dans mon précédent message, j'ai omis le nom du père Georges Monjoch, prêtre chez nous, à la cathédrale, du temps de l'évêque Paul. Il a été nommé à Biarritz par l'archevêque Serge de bienheureuse mémoire, je crois en 2001. Et là-bas, après une A.G qui a demandé le retour dans l'Église-Mère( P. M) il a été «  rendu à la vie civile »  par le Patriarche Bartholomée sur demande de l'archevêque Gabriel, (2004?). Depuis il est retourné comme prêtre dans son Patriarcat d'origine (Moscou) qui n’ a pas reconnu sa déposition par le patriarche Bartholomée, et je crois qu'il exerce son sacerdoce  en Allemagne.
    Je précise aussi que si nous sommes 86 inscrits et cotisants dans notre paroisse c'est seulement une trentaine de fidèles qui sont des inconditionnels de l'archiprêtre Jean Gueit. Les cinquante autres sont contre, boycottent les A.G ne vont plus aux offices.  Et il y a des milliers de Russes, non inscrits.
    J'ai pris connaissance avec intérêt de ce que vous avez écrit sur le père Ozoline et sur  la diaspora orthodoxe russe de France. Je déplore la sanction prise par l'archevêque à son encontre. Mais j'y vois une manifestation de plus  de cette politique russophobe de l'archevêché qui emploie tous les moyens pour nous chasser de l'Exarchat. La paroisse de St Serge suivra le même chemin que celle de St Nicolas de Nice, celle de Biarritz etc etc etc. Suite à ces violences répétées, qui dira nos souffrances devant ces chasses aux sorcières délibérées?


    Pour répondre à votre lettre, la vie m'a appris l'importance du pardon par delà l'enseignement de l'Église ( J'ai 75 ans). Je sais maintenant qu'il est simplement plus confortable dans son vécu quotidien, de vivre apaisée parce qu'on a pardonné.
    J'ai suivi en direct, avec une très grande émotion, les pourparlers, puis la cérémonie à Moscou de retour dans l'Église Mère du primat de bienheureuse mémoire Laur ( H.F). Quand il est venu à Cannes (février 2008), un mois avant sa mort, je me suis dérangée jusque là-bas et je l'ai rencontré, écouté, et j'ai prié avec lui pendant la divine liturgie. J'ai pu voir en lui une dimension de pardon absolument extraordinaire qui m'a beaucoup impressionnée.
    Nous ne voulons ni ferrailler ni guerroyer contre les clercs envoyés par l'archevêque Gabriel. Nous voulons une Église Orthodoxe dont les pasteurs nous aiment d'abord, qui nous apporte soutien et réconfort et où nous pouvons aller prier devant nos icônes pour apaiser notre âme. Au lieu de cela nous sommes dans la guérilla permanente avec un prêtre ( et ses acolytes)  qui, dès sa nomination(2003), nous a annoncé "être venu non pour qu'on l'aime mais pour mettre de l'ordre". De cette orthodoxie-là nous ne voulons sous aucun prétexte. Voilà pourquoi nous attendons le jugement du T.G.I de Nice  avec impatience; la cathédrale appartient à la Russie, tout le monde le sait. Mais elle est très riche et les clercs actuels ne la rendront pas: ils utiliseront tous les  artifices de la procédure pour rester ici et profiter de " la poule aux oeufs d'or". Probablement, nous, les Russes blancs seront morts quand cette affaire sera terminée. Mais nous nous battons et nous battrons quand même. Pardonnez, père, la longueur de mon message et ma tête dure.

    La servante de Dieu en Christ,
    Lydia Feodorovna PLACES. Nice.


    Lundi 14 septembre 2009

    Chère Sœur dans le Christ,

    Comment dans l'Église Orthodoxe discerne-t-on, un véritable évêque d'un qui ne le serait pas? Exercice difficile lorsque l'on sait qu'à de nombreux moment de leur existence  des saints canonisés aujourd'hui furent en rupture de communion avec l'Église officielle et donc canonique de leur Temps: Saint Photios le Grand était considéré comme un évêque déposé et schismatique par saint Ignace de Constantinople tel saint Nicolas le Studite,  ce dernier persistant jusqu'à sa mort dans une rupture de Communion avec saint Photios. Que dire de l'Église parallèle que dirigeait Photios de son exil qui était en schisme sur le même territoire canonique avec l'Église Officielle que dirigeait saint Ignace? Relisez la vie de saint Alexis de Moscou et vous trouverez une situation exactement semblable à celle d'aujourd'hui en Ukraine : les principautés du Nord reconnaissant saint Alexis comme primat sur le siège de Kiev (mais résidant à  Moscou) et celle du Sud saint Cyprien sur le siège de Kiev.  De telles situations ont toujours existé dans l'Église avec les anathèmes et des excommunications brandis de part et d'autres!
    Alors je repose la question: Comment dans l'Église Orthodoxe discerne-t-on, un véritable évêque d'un qui ne le serait pas?
    Le véritable évêque confesse TOUT ce que l'Église Orthodoxe confesse et rejette TOUT ce que L'Église Orthodoxe rejette.
    Le véritable évêque est un pasteur qui aime son troupeau et le protège des hérésies   en proclamant la Parole de Vérité : « à temps et à contre temps » (II Tm IV, 2).
    Le véritable évêque exerce en toute chose envers le Peuple Royal   la miséricorde du Christ, et le pardon que le Seigneur a acquis sur Sa Croix. Il reçoit le pêcheur repentant comme le Père qui étreint dans ses bras le Fils Prodigue et non pas comme le Fils Aîné qui veut le chasser de la maison du Père.
    Le véritable évêque lorsqu'il célèbre la Divine Liturgie, regarde le Corps Crucifié du Christ, et dans Sa Chair transpercée il discerne tous les baptisés de l'Ecclésia pour lesquels le Christ s'est offert afin de leur pardonner et tous leurs péchés (dont il se considère le premier des pécheurs). Il voit particulièrement le Christ porter personnellement  dans sa chair blessée chacun de ceux qui ont été placé sous son Omophore épiscopal et il prie pour chacun d'eux et il se souvient de la Parole du Seigneur « Je préfère la miséricorde au sacrifice » (MT IX, 13 et XII,7).
    Le véritable évêque se fait l'avocat des  sans avocat, le médiateur de ceux qui n'ont pas de médiateur, l'intercesseur de ceux qui n'espèrent plus, et il prie jour et nuit pour tous.
    Le véritable évêque se fait à l'image du Christ qui lave les pieds des apôtres, le serviteur de tous et non un maître que l'on doit servir.
    Enfin le véritable évêque n'est  pas un loup déguisé en pasteur, mais  transparent au Christ, se sont ses œuvres : « Car c’est au fruit que l’on reconnaît l’arbre» ( Mt XII, 33)    qui témoigneront pour lui. Le peuple ne s'est jamais trompé sur la « canonicité » d'un évêque: saint Nectaire d'Égine, évêque non canonique, méprisé et suspecté toute sa vie par l'épiscopat de son époque, était aux yeux des humbles, des petits, des laisser pour comptes, « leur  véritable évêque ».
    L'Église a constamment réhabilité les évêques qu'elle avait condamnés de leur vivant après leur naissance au Ciel. Saint Cyrille d'Alexandrie  qui  avait rompu la communion avec saint Jean Chrysostome, ne le replaça dans ses dyptiques que longtemps après son trépas.
    A mon tour je vous pose la question:
    A vos yeux, est-ce que votre archevêque actuel est un véritable évêque « canonique » selon le Christ?


    Le derniers des évêques, +Métropolite Michel


    Mardi 15 septembre 2009
    Qu 'est-ce qu'un évêque orthodoxe?
    A cette question je répondrai: « Y a-t-il un label «  évêque orthodoxe? » Tout d'abord, pardonnez-moi la liberté que j'ai prise, par confort personnel,  en vous appelant Père. Nous qui sommes le terreau, la base anonyme de l'Église,  et qui avons la foi du charbonnier, nous  acceptons ce qu'Elle nous enseigne même si l'Histoire nous montre les dérives qui ont été les siennes. Nous lui restons fidèles, parce que nous comprenons qu’Elle puisse errer et se tromper. Je n'ai pas les compétences nécessaires pour entreprendre une discussion théologique et canonique. Je me contente de témoigner de ma foi, de ce quelle m'apporte et de ce que je vis dans mon Église. Je parle aussi du sens que la Croix donne à ma vie et de ce qu'elle m'apporte. La vie m'a appris que la Parole de Dieu est une Parole qui libère en apportant le Salut et la Vie. Et que, en l'accueillant avec confiance et humilité, Elle nous révèle la charité, l'espérance et l'amour. La vie m'a appris aussi que nous sommes fragiles et que nous tombons souvent. Mais que Dieu nous relève chaque fois, par la compassion infinie qu'Il témoigne au plus petit d'entre nous. C'est pour cela que je vous réponds: Oui l'évêque dont vous parlez si bien est celui que nous souhaitons. Dieu merci,  il en existe. Oui il est le ciment, le garant de l'unité de l'Église, de sa continuité dans le temps et l'espace, depuis l'époque du Christ et de ses apôtres jusqu'à l'avènement du Royaume. Oui, nos attendons de lui et de ses prêtres qu'ils nous aiment  comme le Christ nous a aimés d'abord. Alors vous comprendrez, Père, que je ne puisse répondre  à votre question concernant notre archevêque Gabriel.
    Pardonnez mes bavardages inutiles et le temps que je vous fais perdre à me lire. La servante de Dieu .
    Lydia Feodorovna PLACES. Nice.



    Mercredi 16 septembre 2009

    Chère Sœur en Christ,
    Vous êtes entrée dans la longue liste des justes de l’Église qui ont été  excommuniés, anathèmisés,  chassés, calomniés. Les saints que je vous ai mentionnés dans mon  précédent courriel, n’ont pas uniquement été déposés, mais le plus souvent excommuniés avec anathème. La béatitude du seigneur s’adresse à eux  comme à vous : « Bienheureux  les persécutés à cause de la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Bienheureux êtes-vous quand on vous injuriera et vous poursuivra, qu’on dira de vous, à tort, toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous exultez; vous avez un bon salaire dans les Cieux. Car c’est ainsi que l’on a poursuivi les prophètes avant vous »( MT V10-11)
    J’ai cru comprendre que votre lutte avait pour principal  objet une vie la plus juste spirituellement possible dans votre archevêché et dans la paroisse de Nice lorsque vous m’écrivez : « Nous ne voulons ni ferrailler ni guerroyer contre les clercs envoyés par l'archevêque Gabriel. Nous voulons une Église Orthodoxe dont les pasteurs nous aiment d'abord, qui nous apporte soutien et réconfort et où nous pouvons aller prier devant nos icônes pour apaiser notre âme. Au lieu de cela nous sommes dans la guérilla permanente avec un prêtre ( et ses acolytes)  qui, dès sa nomination(2003), nous a annoncé « être venu non pour qu'on l'aime mais pour mettre de l'ordre ».De cette orthodoxie-là nous ne voulons sous aucun prétexte. »
    La voie pour un croyant confronté à de telles manifestations et déclarations émanant tant de ce prêtre que vous citez, que de votre archevêque qui vous a excommunié est très difficile à discerner. Pourtant la Béatitude du Seigneur nous donne deux indications. La première: « Le Royaume des Cieux est à eux » et la seconde qui découle de la première : « Réjouissez-vous et exultez ».
    Le Royaume des Cieux pour les Pères de l’Église, Saint Jérome, Abba Evrague, saint Grégoire de Naziance c’est l’Esprit Saint. Une ancienne version du Notre Père selon saint Luc conservée à la « Royal Library » de Londres énonce: « Que Ton Esprit saint arrive. » Le but de la vie chrétienne nous rappelle un grand saint russe que vous vénérez particulièrement: saint Séraphim de Sarov, est « l’acquisition du Saint Esprit ». Je vous disais que du Royaume des Cieux découle : « Réjouissez-vous et exultez ». Saint Séraphim persécuté par les moines de Sarov et particulièrement par l’higoumène Niphonte qui ne voyait pas la sainteté de Séraphim, et que  l’obstination de Séraphim à venir en aide aux moniales du moulin exaspérait,  ne cessait pourtant de dire à tous ceux qu’il rencontrait: « Ma joie le Christ est Ressuscité ». Ce n’était pas là une figure de style, mais le signe de l’état de son âme immergée dans la paix et la joie du « Christ Ressuscité ». L’Esprit Saint qui lui communiquait cette joie pascale,  remplissait Séraphim non seulement parce qu’il priait constamment en invoquant le Nom de Jésus, mais parce qu’il acceptait les persécutions dont il était l’objet.  Les persécutions sont le pressoir qui en écrasant l’âme produisent dans celle-ci la grâce de l’Esprit Saint. Les persécutions sont, en dehors de toutes les ascèses que nous nous donnons à nous-mêmes, le signe manifeste d’une élection spirituelle de la part du Seigneur.
    Saint Ignace Briantchaninoff rappelle dans son traité ascétique que seuls les justes et les élus sont éprouvés par le Seigneur. Les persécutions ne viennent jamais dans la vie d’un chrétien, comme pour Job, sans la permission du Seigneur. Le Seigneur n’a pas voulu qu’il y ait d’injustice dans son Église, mais l’Église est charismatique et en cela est  le lieu de notre catharsie.  Nous pensons souvent  naïvement que les persécutions sont de l’histoire ancienne, bien qu’avec le bolchévisme, l’Église Russe et d’autres Églises locales des pays de l’Est ont connu des persécutions massives le siècle dernier; mais l’Église a toujours, à toute époque, connu des persécutions. Elles sont pour les saints, à leur corps défendant, les socles de la Grâce labourant le sol fertile de leur chair et de leur âme blessée. Ce socle, cette lame dans le sol représente les épreuves que Dieu permet dans nos vies. Ces épreuves sont des ascèses en elle-mêmes plus efficaces que les jeûnes et les privations volontaires souvent sources d’orgueil spirituel. Elles sont le grand sacrement de l’épreuve qui associe nos vies à la Croix, en les unissant à la chair blessée transpercée et souffletée du Christ.  Sans le savoir, vous êtes unie intimement aux souffrances du Christ à sa chair crucifiée. Votre communion au Christ Eucharistique se réalise pour vous, dans le mystère de la Croix. Excommuniée par des hommes et uni au Christ Eucharistique dans sa Chair Crucifiée. Telle est pour vous le mode de communion au Corps et au Sang du Christ: c’est celui qu’ont connu, avant vous, tous les martyrs.  Les souffrances de la Croix aboutissent à travers le Tombeau et la descente aux Enfers que vous connaissez à une Joie pascale sans pareille: « Réjouissez-vous et exultez » dans le Christ Ressuscité! Cette phrase n’indique pas le commencement de l’épreuve, mais bien  son aboutissement charismatique.  Placez-vous intérieurement dans cette espérance, car le Christ s’adresse à vous comme à tous les justes et, bien plus si vous pardonnez au père Jean Gueit et à l’archevêque Gabriel, sans renoncer à votre vison de l’Église qui est Juste,  votre âme connaitra « la paix du Christ qui se porte toujours avec une couronne d’épine » comme me l’a annoncé un Starets roumain, il y a plus de trente ans.
    A propos du silence du patriarche Bartholomée à vos lettres: saint Nectaire d’Égine lui-même frappé injustement de déposition, a écrit de telles lettres aussi bien au patriarche de Constantinople qu’à celui d’Alexandrie dont il dépendait, sans jamais recevoir de réponse. Alors ne vous inquiétez pas, vous êtes sur la bonne voie.


    +Métropolite Michel Laroche   















  • Ne laisser pas enterrer les vivants

    jesusdevantpilate1.JPG

    La rentrée du mois de septembre sera riche en compromis et en excuse pour ne pas agir et laisser le pot de fer briser, en l'écrasant, le pot de terre. Le Pot de Fer qui est très manipulateur laisse entendre que si personne ne proteste, que si le pot de terre se laisse broyer, il se peut qu'ensuite il consente à récoler les morceaux du Pot de Terre. Mais si la moindre protestation, le plus petit souffle se manifeste de la part du peule Royal pour s'indigner des méthodes, ou simplement en faveur du Pot de Terre, il fera retomber toute la responsabilité de la sanction sur le Peuple Royal. Et de cette manière, il  s'assure du silence de tous ceux qui dans un premier mouvement, désiraient de tout leur cœur faire entendre la voix du Peule Royal restée  si longtemps muette.

    Les deux textes qui suivent analysent la méthode qui a abouti à la situation d'aujourd'hui en éclairant le lecteur peut au courant de la tradition et des règles canoniques de l'Église Orthodoxe, de ce qu'un évêque peut faire et ce qu'il ne peut pas faire et surtout de ce que le Peuple Royal peut dire ou ne pas dire.

    1)                   La Sanction arbitraire  prise en dehors d'un tribunal ecclésiastique en dehors de la présence de l'intéressé constitue le moyen le plus sûr  pour qu'un « présumé innocent » devienne un «  coupable » qui ne peut évidemment pas se défendre.

    2)                    Le jugement du prêtre que l'on veut écarter d'une charge, ce faisant avec la contribution de laïcs qui sont érigés en juges par l'évêque, contrairement au droit canonique orthodoxe, qui interdit à un laïc de juger un clerc, permet  à l'évêque de faire ratifier par son Conseil des décisions aussi bien arbitraires qu'anti-canoniques, en donnant l'illusion aux fidèles que « tout s'est fait dans les règles ». Rappelons que dans l' Église Orthodoxe, seuls dans le cadre canonique d'un Tribunal Ecclésiastique, des clercs désignés par l'évêque peuvent juger d'autres clercs. Les laïcs ne peuvent à aucun moment être admis comme juges ecclésiastiques des pasteurs du troupeau et prononcer un jugement contre ceux dont ils prennent la bénédiction et reçoivent les sacrements.

    3)                   En privant le Père Nicolas de l'examen des fautes reprochées devant un tribunal ecclésiastique composé de ses pairs, seuls capables d'apprécier les véritables difficultés que rencontre un prêtre dans l'exercice de ses responsabilités pastorales, l'Évêque s'est assuré à l'avance du résultat qu'il souhaitait, comme dans les meilleurs procès staliniens.

    4)                   En  faisant circuler de nombreuses rumeurs sur de supposées fautes en dehors de tout organe capable de les juger, plaçant de cette manière, ce prêtre à la merci des ragots des uns et des autres, et en y ajoutant une condamnation publique avec une sanction publique,  il n'était pas difficile de  parvenir ainsi à le déstabiliser et à le culpabiliser jusqu'à ce qu'il avoue publiquement ces fautes, (encore une fois, comme dans les meilleurs procès staliniens) et demande lui-même à ses paroissiens, comme le fait aujourd'hui le Père Nicolas,  de ne rien faire pour lui venir en aide.

    5)                    En le privant d'aide matérielle, de son appartement de fonction, d'une partie de ses revenus,  l'évêque s'est assuré que le clerc condamné  dépendrait ainsi physiquement de son autorité épiscopale, et de cette manière serait rendu totalement  malléable à  une nouvelle affectation qui ne le ruinerait pas complètement.

    6)                    En profitant de la rentrée  pour lui attribuer une nouvelle affectation  l'évêque a l'expérience que  les vacances tiédissent la fièvre des élans de tous les croyants qui s'étaient mobilisés pour lui demander de renoncer à la sanction prise.

    7)                   L'évêque dans toutes ses décisions a fait confiance à nos lâchetés qui ont depuis longtemps fait leur preuve dans tous les autres cas où l'arbitraire de l'autorité épiscopale ne rencontrait pas de la part du Peuple Royal, la moindre parcelle de Royauté. L'habitude étant prise  par les membres de l'archidiocèse  de ne plus exercer cette royauté et d'abdiquer de  son discernement devant les décisions de l'évêque, en particulier les nombreuses sanctions prises les années précédentes à l'encontre, tant de clercs que de fidèles (excommunications répétées), en les laissant condamner dans le plus grand silence.

    8)                   En  laissant, lors du prochain trimestre,  tranquillement enterrer vivant le Père Nicolas Ozoline  avec des :«  Nous avons fait tout ce que nous pouvions » ou :«  Nous pensions qu'il était déjà mort.  » dans un lavement des mains général, ce sont également  nos consciences que nous enterrons!

    La voix qui crie dans le désert.

    Dans l'Église Orthodoxe, lorsque la foi a été en danger et que les évêques avaient signé des compromis contraires à l'Orthodoxie, c'est la voix du Peuple Royal qui s'est fait entendre, il est vrai de concert avec quelques évêques isolés tel saint Marc Eugénikos, pour réveiller la conscience de l'Ecclésia. Mais la voix du Peuple Royal peut se faire entendre sur tous les sujets concernant la vie de l'Église. Si une injustice est observée dans la vie d'une éparchie - rappelons que toute injustice, que tout mensonge sont hétérodoxes par nature - puisque dans notre Église la Vérité et le mensonge ne sont pas des concepts philosophiques, mais des personnes vivantes : le Christ est la Vérité, le diable est le père du mensonge, et il est le Malin.

    L'injustice qui frappe le Père Nicolas comme n'importe quel acte contraire à la Vérité a un fond dogmatique. Même si apparemment le contenu de la Foi Orthodoxe n'est pas en danger, la praxis qui est issue de la Foi Orthodoxe, qui consiste à faire le bien et non le mal,  est notoirement en cause. Qu'on en ait conscience  ou non, le Bien absolu est divin, et le mal n'a aucune existence ontologique ou philosophique ni même morale : c'est Satan. Faire le mal c'est lutter contre le Christ,  s'est s'opposer au Christ, c'est faire l'œuvre du Malin ; c'est se placer en dehors de l'Église. Ne pas agir c'est être complice. C'est se laver les mains comme Ponce Pilate. Il n'est pas demander de résultat au Peuple Royal, mais de faire entendre sa Voix. Les premiers martyrs (ce mot signifie témoin en grec) de l'Église n'obtenaient apparemment aucun résultat pour la vie pratique de l'Église persécutée en criant leur foi devant une foule haineuse et des juges cyniques. La voix du Peuple Royal se faisait alors entendre auprès du Seigneur et le Seigneur agissait en synergie avec la voix de son Peuple. Les évêques portent toute la responsabilité de leurs actes devant le Chef de l'Église qui est Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ. Mais la responsabilité du Peuple Royal est de  faire entendre sa Voix tout au long des siècles, devant la conscience de l'Église, dans tous les domaines de la vie de l'Église. Certes il existe des organismes pour cela dans les éparchies, ce sont les Conseils et les Assemblées. Mais il arrive que la politique, la peur, la crainte, paralysent ces institutions et qu'alors le Peuple Royal doivent reprendre une parole qui lui a été volée, pour que les évêques égarés l'entendent à nouveau.

    Ne tombez pas dans le piège, de vous taire, et que tout  pourrait s'arranger grâce à votre silence. C'est exactement le même silence qu'avait proposé à l'épiscopat et aux moines orthodoxes l'empereur Léon V l'Arménien (813-820) lorsqu'il offrit un compromis, qui une fois accepté par la majorité de l'épiscopat abouti au Second Iconoclasme.

    Aujourd'hui le Père Nicolas est devenu à son insu le symbole, soit de notre silence complice, soit de la parole recouvrée du Peuple Royal. Il n'est pas trop tard pour ne pas se taire. La voix qui crie dans le désert est entendue par le Seigneur et elle finit toujours par être entendue dans l'Église. Ne craignez  plus d'être  cette voix.

    Je rappelle ici la parole que j'ai reçue, il y a près de quarante ans, de la part du grand Starets Cléopas : « Il vaut mieux scandaliser les hommes par sa parole que de scandaliser Dieu par son silence. »

    +Métropolite Michel Laroche

     


    Statistique de notre blog (Lundi 31 août 2009)


    Cet été, près de 2900 personnes ont visité notre blog, et  dans le même temps 236 vues ont été  faites de notre homélie en vidéo sur «  l'Épitre de Paul aux Corinthiens » qui parle de la Croix du Père Nicolas Ozoline,  les homélies étant présentes tant sur notre blog que sur Youtube, en  sachant que les vidéos  peuvent être regardées par plusieurs personnes ensemble, comme nous en avons eu l'écho dans notre courrier.

    L'ensemble des homélies ainsi visionnées est de 724.

    3789 pages ont été consultées.

    De nombreuses personnes dans l'Église Russe en France, qui nous l'ont fait savoir, ont diffusé avec leur imprimante des articles publiés sur notre blog.

    Nous vous remercions de l'intérêt dont vous avez  témoigné pour le contenu de notre Blog dont la vocation est d'être une parole libre dans l'Église Orthodoxe ; et comme le recommande l'Apôtre : « parler à temps et à contre temps »