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Le Blog du Métropolite Michel (Laroche) - Page 4

  • Valaam l'archipel des moines

    Le Christ est Ressuscité! "Deux ou trois réunis en mon nom et je serais au milieux d'eux" nous affirme Jésus. Ces hommes réunis par le Christ, pour le Christ, dans le Christ nous transpercent au plus profond de notre âme, puisant dans la source des larmes un second baptême qui nous ressuscite intérieurement; car ces hommes sont transparents au Christ. Ils ont fait taire par le mystère de l'obéissance ( obéissance si choquante pour un occidental) le moi au profit du seul Jésus Christ:" Avec l'Apôtre Paul, ils affirment par leur silence:"Ce n'est plus moi qui vis; c'est le Christ qui vit en moi." J'ai eu le privilège étant un très jeune prêtre (entre 25 et 40) ans, de vivre dans de nombreux monastères Orthodoxes, notamment dans le monastère de Sihastria en Roumanie auprès de deux géants de la vie spirituelle hésychastes ( prière du Nom de Jésus) les Pères Cléopas et Pétronios( ce dernier devint ensuite le supérieur de la Skyte Roumaine du Mont Athos) j'y ai goutté le même silence, la même lumière que dans Valaam, car cette spécificité unique est universelle! Valaam comme Sihastria sont dans le prolongement de la spiritualité hésychaste du Starets Macaire, du Starets Ambroise, du Starets l'évêque Ignace Briantchaninoff, tous formés par le Starets Léonid du Monastère d'Optimo.La lumière paisible qui transparaît dans les images de ce film nous donne à penser que ce sont ces paysages magnifiques de neige qui en sont la cause...Mais cette douce lumière je l'ai perçue dans tous les monastères Orthodoxes dans lesquels j'ai vécu. Cette lumière bien que terrestre, est dans le monastère, par la présence de l'Esprit Saint une annonce, une icône ,de la lumière incréée que les apôtres contemplèrent sur la montagne lors de la Transfiguration du Christ... En vérité tout est Lumière paix et amour dans le monastère, car la vie que les moines y mènent est une anticipation de la vie résurrectionnelle dans la Lumière du Christ Ressuscité! Ils sont "sur la terre comme au Ciel "( Notre Père) des icônes vivantes de la vie en Christ. Merci à vous Gabriel d'avoir eu cette transparence au Christ en nous donnant à vivre ce si beau témoignage de la Résurrection du Christ. Un miracle se produit dès que l'on est immergé dans ce monastère par la vision du film: il nous ouvre à l'Esprit de prière, la prière vient "spontanément" dans notre âme...+Métropolite Michel
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  • L'Eucharistie, chair de la Mère de Dieu


    Publiée le 11 avril 2013

    Le Métropolite Michel Laroche dans son Homélie nous explique que la dimension Eucharistique de la chair de la Mère de Dieu. C'est de sa chair que né le Verbe, elle est la première Eucharistie, à la fois Temple, Autel et chair qui va devenir par la descente du Saint Esprit, Verbe - chair. Wladika Michel nous parle de la dimension vertical de l'Eucharistie qui nous unie à la Divinité et de sa dimension horizontale qui nous unis les un aux autres, nous qui devenons une seule chair avec le Christ et une seule chair avec l'Ecclésia, l'assemblée de tous les baptisés...


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  • Lettre Pastorale de la Résurrection de Son Eminence le Métropolite Michel de Paris

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    Lettre pastorale de Son Éminence le Métropolite Michel de Paris.

    Le Christ est Ressuscité !
    Cette année nous avons rédigé notre Lettre pastorale de Pâques sur la signification de la nature de l’Église.
    L’Eucharistie est l’Église !

    Voir l’Eglise comme une institution purement humaine, est souvent lié à l’oubli que l’Eglise est d’abord charismatique, et qu’elle se trouve dans la Liturgie Eucharistique. Certains aujourd’hui-en préférant ne prier que chez eux - ont déserté : la messe ; je préfère le mot liturgie. 
    « Eglise » vient du mot grec « Ecclésia » qui signifie assemblée. Mais pas n’importe quelle assemblée. Pas un club, pas une association, pas un parti politique. L’assemblée de personnes, non seulement autour du Christ, mais rassemblées par le Christ. Rassemblées par Celui qui a dit : « Deux ou trois personnes assemblées en mon Nom et je serai au milieu d’elles » l’Eglise c’est l’Eucharistie ; c’est-à-dire à la fois le mystère de la Divine liturgie dans laquelle se célèbre le sacrifice non sanglant, dans lequel l’évêque, successeur des Apôtre, a reçu la grâce d’invoquer l’Esprit saint, afin qu’Il transforme en Corps et Sang du Christ le pain et le vin présent sur l’autel. Et simultanément le Christ Eucharistique Lui-même toujours au Centre de son Eglise et qui répand les rayons incréés de sa grâce dans tout son Corps, dont chacun de nous, jusqu’au plus pécheur d’entre nous, dont celui qui vous écrit, reçoit cette énergie divine en vue de son salut. 
    Ces personnes sont réunies par le Christ pour recevoir en complément de leur Baptême la nourriture qui guérit du péché : le Christ Eucharistique. Dans l’Eglise Orthodoxe l’Eucharistie est donnée, -je devrais dire que c’est le Christ qui se donne par notre intermédiaire de nous les évêques et les prêtres - « pour la rémission des péchés et la vie éternelles » comme nous le disons dans l’une des prières préparatoires à la réception de la communion. Nous commençons cette prière en affirmant : « Je crois et je confesse seigneur que tu es le Christ Fils du Dieu vivant venu en ce monde sauver les pécheurs dont je suis le premier ; je crois que ceci est Ton Corps Très Saint et que ceci est Ton Sang Très précieux… » Cet aveu que l’on est le plus pécheur de tous est placé, par l’Eglise Orthodoxe, au centre de l’accès à l’Eucharistie. C’est pourquoi la Confession est demandée avant l’accès au sacrement de l’Eucharistie, comme un renouvellement de notre baptême. Le commencement de la confession c'est de se reconnaître pécheur comme le Publicain qui gémissait, la pécheresse qui arrosait les pieds du Christ de ses larmes, le roi David qui arrosait de ses sanglots sa couche. Une confession qui ne serait pas sincère, même en recevant l'absolution, ne reçoit aucune grâce, car comme le prêtre orthodoxe le dit au croyant sous son épitrachilion ( étole) : « mon enfant parle sans crainte car c'est le Christ qui invisiblement présent écoute ta confession; je ne suis qu'un témoin ». C'est le Christ qui écoute les gémissements de notre âme. C'est à Lui que nous apportons au pied de sa Croix les péchés qu'Il a déjà rachetés. A la place d'or de myrrhe et d'encens, nouveaux Rois Mages, nous lui offrons nos vies impures et nos péchés. Voila notre sacrifice préparatoire avant la réception de la communion Eucharistique.
    L’Eglise Orthodoxe par exemple, contrairement à l’Eglise Catholique, ne fait pas un tri entre les justes qui pourraient communier et les pécheurs publics qui ne le pourraient pas. Nous donnons la communion aux divorcés remariés ( que nous marions à l’Eglise) en nous faisant les disciples de cette Parole : « Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pécheurs ; je ne suis pas venu pour les bien portants mais pour les malades ». Toujours dans la prière préparatoire à la communion nous confessons : « que la réception de tes Mystères (l’Eucharistie) Seigneur en tourne pas à ma condamnation mais à la guérison de mon âme et de mon corps ; Seigneur je ne suis pas digne que tu entres en moi, mais dis une seule parole et mon âme sera guérie. » Tout est dit dans cette dernière prière. Le sentiment d’indignité est le prélude à toute communion, et non l’impression que l’on y est autorisé, que l’on serait digne de communier alors que dans le même temps d’autres comme les divorcés remariés en seraient indignes. 
    Lorsque le Christ est entré pour s’y reposer dans la maison d’un pécheur public, Zachée le Publicain, tous se sont exclamés scandalisés « Il est entré chez un pécheur. » Le Christ renouvelle en nous cette visite. Il vient se reposer en moi le pécheur pour que je me repose en Lui le Sauveur. Cette conscience que nous sommes tous indignes de communier, est justifiée par le fait que c’est le Christ Lui-même qui établit l’Eucharistie comme un remède. Dans une autre prière préparatoire dans l’Eglise Orthodoxe nous disons ces paroles : « que Ton Corps et Ton Sang brulent les ronces de mes péchés. » C’est la réception de l’Eucharistie qui nous donne l’énergie qui fait reculer le péché. Un Père Orthodoxe écrivait qu’au moment de communier il disait toujours : « O Christ Ressuscité, descend dans mon âme et mon corps enténébrés, comme tu descendis à Ta Résurrection dans l’Hadès pour en délivrer ceux que celui-ci renfermait et les introduire dans Ton paradis. » Et cette parole de saint Isaac le Syrien : « Celui qui voit ses péchés est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort » Pourquoi demanda un disciple à son Abba. Si un tel homme peut ressusciter un mort, c’est qu’il est un saint. L’Abba répondit : « Abba Isaac a écrit cela, car celui qui ressuscite un mort, c’est un mort extérieur qu’il ressuscite ; mais celui qui voit ses péchés et pleure sur eux, c’est son mort intérieur qu’il ressuscite, et il sera sauvé. » Ajoutons encore une autre différence de conception de l’Eucharistie qui nous différencie de l’Eglise Catholique : Nous donnons le Christ Eucharistique ; nous devrions encore dire le Christ Eucharistique se donne, à travers nos mains indignes, aux enfants dès leur baptême en fidélité à sa Parole : « Laissez venir à moi les petits enfants !» lorsque les apôtres s’efforçaient d’écarter de Jésus ces enfants qui sont plus près de Lui par le cœur que nous les adultes, au prétexte - en Occident - qu’ils ne comprennent pas la communion ; comme si les adultes la « comprenaient mieux » !
    L’Eglise est le Christ Eucharistique. Ensuite il y a les hommes et leurs faiblesses. Mais malgré leurs péchés, nous avons besoin des évêques, des prêtres et des diacres, des moines, tous porteurs, depuis les apôtres, de la grâce qui est le ciment de l’Eglise et sans laquelle il n’y aurait pas la proclamation de l’Evangile, dans l’Eglise et par l’Eglise.
    L’Eglise ce n’est pas l’administration d’une éparchie ou d’un patriarcat. L’Eglise c’est l’Eucharistie qui rassemble en Elle tous les baptisés et appelle tous aux baptême. 
    Mais elle est véridique cette parole de saint Cyprien de Carthage : « Là est l’évêque là est l’Eglise » car l’évêque est le serviteur charismatique de l’Ecclésia.

    Nous vous appelons tous à puiser dans le Christ Eucharistique la Joie de la Résurrection. 

    +Métropolite Michel Laroche
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  • Dans le Carême Faisons grandir le Christ en celui qui nous persécute

    Avec le Premier Dimanche de Carême ( 2013) le Métropolite Michel Laroche a choisi de commenter la parabole des Bouc et des Brebis. Il nous explique que de donner aux pauvres n'est qu'une interprétation limitée de cette parabole et que les véritables pauvres son ceux qui n'ont pas la vie en Christ. Nous devons changer notre regard durant le Carême sur celui ou celle avec qui nous avons un conflit, ou qui nous persécute : Nous devons par notre regard le revêtir du Christ, le revêtir de l'espérance du salut. Lorsque le Christ nous dira : » au plus petit à qui vous ne l'avez pas fait, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait », il n'a pas seulement désigné certains et pas d'autre, mais tous, c'est à dire également nos ennemis. « Lorsque j'ai eu faim et soif de mon amour qui aurait pu faire grandir dans cette âme mon amour divin, tu ne m'as pas rassasier ; lorsque j'étais nus de ma Présence dans cette âme tu ne l'as pas revêtu ; tu n'as pas revêtu du Christ cette âme qui ne demandait pour elle que l'espérance de son salut. Tu ne l'as pas réchauffer de mon amour divin, alors que si tu l'avais fait, tu aurais semer ma vie en elle en lieu et place de la haine. » paraphrase encore le métropolite Michel Laroche. Trois choses apportent la paix, conclue le métropolite Michel Laroche : le pardon illimité, la prière pour les ennemis et l'amour pour eux.

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  • Apprenons à prier comme le Publicain en regardant nos péchés!

    Le métropolite Michel Laroche dans son Homélie à l'occasion  du premier Dimanche du Triode de Carême (2013) nous explique comment prier comme le Publicain. Le Publicain se voyait comme un pécheur et à cause de la vision qu'il avait de ses péchés bien réels , il gémissait, n'osait lever les yeux vers le Seigneur dont il se sentait indigne ? Wladika Michel nous rappelle que saint Isaac le Syrien enseigne que celui qui voit ses péchés est plus grand que celui dont la prière ressuscite un mort. Comment est-ce possible demanda un disciple à son Abba, car celui dont la prière ressuscité un mort a une foi ardente et sans doute il est saint et n'a donc que peu de péchés ? L'Abba répond à son disciple : « Parce que celui qui ressuscite un mort c'est un mort extérieur qu'il ressuscite alors que celui qui voit ses péchés c'est son mort intérieur qu'il ressuscite. Saint Isaac ajoute avec Saint Jean Chrysostome que voir ses péchés est plus désirable que voir les anges. Telle est la voie du salut.

  • Invoquons le Nom de Jésus comme l'Aveugle Barthimée


    Le Métropolite Michel Laroche nous explique l'Evangile de l'Aveugle Barthimée. Cet Evangile , bien qu'il ne soit pas une parabole, nous décrit les principale étapes de la Prière du Nom de Jésus. L'appel à la prière représenté par la rumeur qui annonce à Barthimée la venue du Christ. La prière de supplication, pour sa guérison, manifestée par les cries de l'Aveugle qui à cause de sa cécité ne peut aller à la rencontre du Christ. La foule des démons qui s'opposent à la prière de l'Aveugle en lui commandant de se taire symbolisée par la foule qui précédait Jésus et qu'incommodent les cries de Barthimée.Et enfin la prière du silence, prier au-dessus de la prière, lorsque  Barthimée est saisi par deux disciples que lui a envoyé le Christ et qui lui disent "le Maitre a entendu ta prière". Alors Barhimée n'a plus besoin de crier, il rentre en silence, dans la prière au-dessus de la prière  en se laissant par celle-ci  conduire  vers Son Seigneur.

  • Trouvons la paix intérieure par le pardon illimité

    Grand Carême 2013

     

     Cherchons et trouvons la Paix Intérieure par le Pardon

     

    par Son Éminence le Métropolite Michel de Paris ( Patriarcat de Kiev)

     

    Avec le  Dimanche du Pharisien et du Publicain commence le temps mystique du Triode de Carême.

     

    Je le répéterai inlassablement nous recherchons tous la paix à l'extérieure : paix entre les nations, paix entre les religions, paix entre les classes sociales sans avoir véritablement fait d'effort pour recouvrer la paix à l'intérieur de notre cœur.

    La Paix intérieure est très différente de la paix extérieure et elle s'acquiert par un chemin que beaucoup considèrent comme difficile voir impossible. « La paix de Dieu qui surpasse tout intélect ( en grec « Nous ») garde nos cœur en Jésus Christ » ( Philip. IV 7) est le fruit du pardon illimité, de l'amour des ennemis et de la prière pour eux, du désire que le Christ qui est mort, aussi bien pour nous que pour eux, les sauve, comme Il nous sauve; de la conscience que fondamentalement nous sommes unis à notre persécuteur, car lui aussi est porté avec nous par le Christ sur Sa Croix dans Sa chair blessée, couronnée d'épines; d'être conscient que notre ennemis est aimé par le Christ comme nous sommes nous mêmes aimés; qu'il est sauvé par le Christ comme nous sommes nous mêmes sauvés. D'être capable pour gagner notre persécuteur au Christ, de lui demander pardon sans attendre que lui fasse le premier pas.

     Saint Silouane disait que l'on ne pouvait pas parler de prière véritable avant d'avoir aimer ses ennemis, de leur avoir tout pardonné et prier pour eux.

     

    Les premiers martyrs priaient avec ferveur pour ceux qui les persécutaient. Il arrivait même comme en témoigne le Synaxaire (vie ses saints) que leur prière parvenait à convertir au Christ certains de ceux qui les torturaient et que ceux-ci se rangeaient à leurs côté, devenant aussi des martyrs en recevant le baptême du sang.

     

    Voila la véritable paix qui à partir d'un cœur qui pardonne se répand dans le monde comme un feux ardent.

     

    Enflammons nous les uns les autres avec le feux du pardon. La paix du Christ se porte toujours avec une couronne d'épines c'est-à-dire avec le pardon et l'amour des ennemis.

    Avec amour en Christ

     

    Que la Trinité Toute Sainte vous bénisse tous.

     

     

    +Métropolite Michel de Paris

  • Une église incendiée par des islamistes en Égypte

     Texe publié sur de nombreux sites concerant les persécutions antichréteiennes dans le monde:  Quand des chrétiens sortent de la Messe ou d’un service le dimanche, il ne leur viendrait pas à l’idée d’aller en cortège attaquer une mosquée voisine et d’y mettre le feu. Dans les pays musulmans, par contre, il n’est pas rare qu’après la “grande prière” du vendredi, des musulmans chauffés à blanc par des prônes haineux contre les chrétiens décident de passer de la théorie à la pratique. C’est ce qui s’est, une nouvelle fois, passé hier dans le village de Sarsena (province du Fayoum à une centaine de km au sud-ouest du Caire). Menée par des salafistes, une foule de musulman s’est précipités vers l’église Saint-Georges qui compte deux cents familles coptes, au motif que « le voisinage de cette église avec des musulmans était illégale et qu’elle devait être déplacée ». Déplacer une église n’étant pas chose aisée, le plus commode est de la démolir et de l’incendier. Ce à quoi se sont échinés ces musulmans, lançant des pierres et des briques contre le bâtiment, grimpant sur le toit pour démolir le dôme y bouter le feu, provoquant son effondrement dans l’église. Plusieurs chrétiens, dont le curé, le Père Domadios, ont été blessés par les assaillants agissant dans la parfaite passivité des forces de polices présentes sur place.
    La réflexion du Métropolite Michel Laroche:
    Gardons nous de dire que des chrétiens dans le passé n''ont pas commis des exactions semblables .Lors de la première croisade en octobre 1098 des troupes chrétiennes conduites par Raymond de Saint Gilles compagnon de Bohémond de Hauteville le conquérant d'Antioche, s'emparèrent de la ville d'Arabe et musulmane de Al-Bara, ( il existait des arabes chrétiens) qui se rendit sans comba,t confiant dans les promesses d'une vie sauve: tous hommes femmes enfants nouveaux nés furent massacrés ( ou vendu comme esclaves) avec la bénédiction des prêtres présents. La mosqué fut transformée en église et le nouvel évêque, un prêtre nommé Pierre de Narbonne, fut consacré, à la demande de Raymond, par le patriarche orthodoxe d'Antioche. Les chroniques disent que la foule des croyants qui suivaient les croisés, et qui n'étaient pas de véritable combattant, s'installèrent dans les maisons occupées précédemment par leurs habitants musulmans. Combattons le fanatisme qu'il soit chrétiens ou musulman mais gardons nous de penser que des chrétiens ( qui certes s'écartaient des enseignements du Christ) n'ont pas au cours des siècles commis des crimes affreux au nom de leur prétendu foi chrétienne... l'Inquisition, plus récemment les guerres éthniques et religieuses entre Croates, Albanais et Serbes tant lors de la dernière guerre mondiale que dans les années 1990 ont fait couler du sang. En revanche prions pour les nouveaux martyrs chrétiens tant Syriens que Coptes, ou Nigériens qui aujourd'hui versent pour le Christ leur sang innocent.



    +Métropolite Michel Laroche

  • Conseils que nous donnons au clergé de notre Métropole

    Extrait de conseils que nous donnons à notre clergé pour recevoir les personnes qui viennent vers nous pour trouver, non nous-mêmes, mais le Christ. 

    "Patience! Patience! Patience!Le plus important aujourd’hui c’est de répondre au désire de conversion à l’Orthodoxie de ceux qui viennent vers nous. Nous ne les recevrons pas dans une situation ambiguë. Mais tout se redressera au cours de leur avancé dans la pratique de Tradition Orthodoxe. Ne plaçons pas tous les obstacles qu’ils auront certes à franchir au commencement de leur route. Personne ne commence par le sommet d’une montagne: c’est tout simplement impossible. Lorsque le Fils prodigue se présente au le Père le Fils aîné lui fait remarqué que sa vie est impure”Il a dépensé ton biens ( héritage) avec les prostitués”. Pour le Père cette vie impure n’était pas un empêchement à le recevoir “Son Fils qui était mort et qui aujourd’hui était revenu à la vie”, sous sa tente car il discernait que son retour vers lui était le commencement de la séparation d’avec sa vie d’avant. Nous devons d’abord accueillir le pécheur qui vient vers nous, puis progressivement l’aider à se redresser. Personne n’arrivait vers le Christ déjà guéri. Tous venaient avec leurs maux, couverts de lèpre, boiteux de la vie, aveugle qui ne voyait pas la Vrais Lumière, mais comme Barthimée la recherchaient, pour obtenir du Christ la guérison. Les Eglises ont trop tendance aujourd’hui à exiger une pureté comme préalable à la conversion alors que le Christ à dit:”Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pécheurs”. “Je ne suis pas venu pour les biens portant mais pour les malades”. Economia! Economia! Economia! Nous résoudrons comme vous me l’avez écrit très justement tous ces problèmes le moment venu. Mais ce moment n’est pas pour tout de suite, car ils ont un long chemin à accomplir pour parvenir à la porte de l’Eglise que nous leur entrouvrons avec votre aide. 
    Un exemple d'économia:

    L’archimandrite Sophrony (disciple du Starets Silouane), que j’ai bien connu, lorsque j’étais jeune prêtre dans le patriarcat Roumain, en séjournant en 1976 deux semaines dans son Monastère St John the Baptist de Maldon près de Londres. Le Père Sophrony moine athonite, avait fondé monastère à la fois masculin et féminin, pourtant interdit par les canons, faute de pouvoir faire autrement; certes dans des maisons différentes, mais très proches sur le même terrain, alors qu’il provenait lui-même du Mont Athos et que cette situation était vivement condamnées par les vigoureux moines du Mont Athos. Economia!
    "Le Sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat nous enseigne encore le Christ"
    Parfois nous plaçons les règles au-dessu des hommes et nous écrasons, comme hier les pharisiens le faisaient au nom d'un règle, d'un canon, les hommes. "Je veux la miséricorde et non le sacrifice" ( Mt IX 13) est le phare qui éclaire de notre attitude Pastorale.
    Photo 


     +Métropolite Michel Laroche

  • Réponse à une personne qui désespère d'elle-même à cause de combats violent contre les passions de la chair:

    Réponse à une personne qui désespère d'elle-même à cause de combats violent contre les passions de la chair: Cher Frère ou Soeur en Christ ( nous préservons l'anonymat) Vous êtes dans mes prières, mais s'il est vrais que Saint Barsanuphe et Jean de Gaza guidaient spirituellement leurs disciples par courrier, que Saint Théophane le reclus agissait ainsi, sans oublier Saint Ambroise d'Optimo qui bien que recevant de nombreuses personnes répondait à l'aide de ses moines secrétaires à un très nombreux courriers, après avoir lu votre Confession il me parait indispensable que vous fassiez l'effort de venir physiquement recevoir le sacrement de la Confession. Je vous consacrerai tout le temps -hors du temps de ce monde- dont vous aurez besoin. En attendant ce moment qui viendra nous pouvons continuez de nous écrire. La guérison commence par la prise de conscience de nos faiblesses, degrés que vous avez atteint. "Celui qui voit ses péchés est plus grand que celui dont la prières ressuscité un mort" enseigne St Isaac le Syrien."Pourquoi demanda un disciple à son Abba? l'Abba répondit "parce que celui qui ressuscite un mort c'est un cadavre extérieur qu'il ressuscite, alors que celui qui voit ses péchés c'est son mort intérieur qu'il ressuscite!" Tu parles en vérité mon Abba". Pratiquer le combat indirecte, à l'opposer de ce que l'on vous a appris. Le combat directe est dangereux : nous nous mesurons contre le péché avec nos seuls forces, alors qu'en vérité nous sommes faibles, avec certes bonne volonté, en luttant, comme vous le faites, désespérément contre la chair; "L'esprit est prompte et la chair est faible" nous enseigne à ce propose l'Apôtre Paul. qui ajoute le secret du Combat indirecte: après contre un terrible tentation qu'il nomme "épine dans la chair" avoir été selon ses propres termes "souffleté par un ange de Satan" Il supplie le Seigneur Jésus par trois fois. Le Seigneur Jésus le répond alors :" Ma grâce te suffit et si je veux manifester ma pleine puissance dans la faiblesse de l'homme. "Et l'Apôtre Paul de déclarer " désormais je me glorifierai de mes faiblesses, car c'est lorsque je suis faible que je deviens fort". ( II Co 7-9) C'est cela avec un explication le combat indirecte: Lorsque saint Nil de la Sora voulu résumer le sens du combat spirituel dont nous parlons avec la prière du nom de Jésus, il prononça cette prière toute simple qui est depuis longtemps la seule que je fasse:"Seigneur Jésus je suis sans force" Cette prière est l'aveux de notre impuissance à lutter contre le péché, mais elle est aussi la prière adressée en permanence à Celui qui guéri les lépreux, nous les Lépreux des passions de la chairs, des boiteux, nous les boiteux de la vie, des aveugles, nous qui ne contemplons pas encore, bien que la cherchant, la Vrais Lumière, des paralysés, nous qui n'arrivons pas à suivre le Christ. Portez devant le Seigneur dans votre prière vos faiblesses, comme le Publicain le fit avant nous, et vous deviendrez à votre insu, un Fils de la Lumière " Car la Lumière brille dans le ténèbres" à jailli dans "nos ténèbres intérieure, pour transformer en Lumière ceux qui étaient ténèbre. Elle "La lumière véritable qui illumine tout homme"et à tous ceux qui l'on reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu." (Jean I) Avec amour en Christ.

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    +Métropolite Michel Laroche