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  • Homélie sur la parabole des Boucs et des Brebis


    Le Métropolite Michel Laroche commente l’Evangile du Dimanche de la Tyrophagie et du Jugement dernier (15 février 2015) avec la parabole des boucs et des brebis. Le Métropolite Michel se référant à la parole du Christ adressée au Jugement dernier d’abord au brebis placée à sa droite qui figurent les sauvés et ensuite au Boucs placés à sa gauche qui figurent les damnés, leur dit ceci : « Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi : Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté ? Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » (Mt XXV, 31-46). 

    Une première interprétation de cette parabole, la plus répandue existe : c’est son interprétation humaniste dans la quelle la charité humaine que mêmes le monde et les nations honorent et récompensent, avec des figures tels l’Abbé Pierre, la Sœur Emmanuelle qui sont décorés pour leurs œuvres humanitaires. Le Métropolite Michel ne dit pas que ces actions charitables ne sont pas bonnes, mais il précise qu’elle sont insuffisante pour le salut et que le Christ, selon les saints Pères de l’Eglise parle de tout autre chose dans cette parabole. Nous avons tous tendance par l’orgueil qui est en nous de considérer que le plus petit ou les plus petits dont parle cette parabole ce sont les autres. Voila une différence vertigineuse entre la pensée des Pères du désert et celle du monde : pour les Pères si grande est leur humilité que le plus petit, le plus faible le plus pécheur, c’est eux-mêmes et non un autre ! Et cela donne une tout autre lecture : à ceux qui sont à gauche le Christ dit : « J’ai eu faim et soif en toi de mon Corps et de mon Sang et tu t’en es éloigné préférant à la divine liturgie, les soucis et les plaisirs de ce monde. J’étais malade et prisonnier de te voir malade de tes péchés et prisonniers de tes passions et de l’esprit de ce monde, et tu ne m’a pas demandé la guérison, et que je te libère de tes chaines quand tu le pouvais encore dans ce passage si bref de ta vie sur terre. Tu ne m’as pas revêtu en me laissant te revêtir de ma grâce, par une prière fervente alors que par ton baptême j’avais déposé en toi les arrhes de la prière du Publicain et les larmes de la pécheresse. » Le plus petit c’est nous tous et non un autre que sois. Alors oui si nous acquérons cette dimension, sans vanité nous pourrons également espérer pouvoir secourir les autres, mais non comme des plus petits que sois mais comme des prolongements de nous-mêmes : « Aimes ton prochain comme toi-même» (Mt XXII, 39)est la parole du Christ qui établit cette équilibre.