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  • Le grain de sel !

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    Écrivez avec nous la suite de cet article… et restez le Sel.

    Devant l’intérêt très  important suscité par la seconde partie de notre article « Les âmes mortes de la diaspora russe de France»  nous avons pensé qu’il  serait judicieux  d’ouvrir une  boite de dialogue intitulée :« Le grain de sel! »   dont le but serait précisément de répondre aux questions nombreuses que se posent les Orthodoxes d’aujourd’hui sur le malaise général que traverse l’Église Orthodoxe qui entretient  depuis bientôt trois cents ans  des situations d’Églises locale en schismes chroniques dont les plus récents sont ceux qui traversent l’Église Russe,  l’Église d’Ukraine, l’Église de Macédoine, l’Église de Grèce, l’Église d’Amérique, l’Église de Moldavie, l’Église de Transnistrie, l’Église de Roumanie,  l’Église Bulgare, l’Église Serbe, l’Église du japon …

    Souvenons-nous que toutes les Église Locales Orthodoxes  de l’ancien Empire Ottoman (Églises Bulgare, Serbes, Roumaines et Grecque),  ont traversées à la fin du XIXème et au début du XXème siècle,  comme aujourd’hui  le patriarcat d’Ukraine, l’Église de Macédoine,  l’Église de Moldavie (Roumaine) pour ne citer que celles-là, de longues périodes de schismes, leurs sacrements n’étant pas reconnu par Constantinople !  (Lire notre ouvrage sur ce sujet : « la papauté orthodoxe ». Éd. Présence. Paris 2004)

    Pourquoi l’Église Orthodoxe se révèle-t-elle également  incapable de réunir un concile œcuménique (panorthodoxe) pourtant la seule institution charismatique qui pourrait résoudre tous ces schismes, et par exemple également,  la question de la primauté dans l’Église, qui empoisonne aujourd’hui les relations entre les patriarcats de Moscou et Constantinople ?

    D’autres questions, tant de cet ordre que d’ordres spirituels, canonique, ecclésiologique, théologique, pastorale,  auxquels nous ne pensons pas, et que des croyants où de modestes prêtres orthodoxes sur le terrain de leur vie paroissiale se posent, posent à leurs prêtres, ou à leurs évêques, sans en recevoir d’explications satisfaisantes,  pourront recevoir, dans cette nouvelle  rubrique,  une tentative d’éclaircissement.

    Cette rubrique leur est donc ouverte.

    Les réponses aux  questions le plus souvent posées seront donc rassemblées thématiquement sous forme d’article (un article par mois) et vos interrogations résumées  dans le chapeau de l’article. Dans les notes de l’article nous mentionnerons vos « pseudos » où si vous nous y autorisez, votre nom.

    De nombreux  forums orthodoxes existent pour ceux qui souhaitent publier leur point de vue. Ce blog n’a donc pas cette fonction. Nous le redisons ici, la vocation de cette rubrique, comme de notre blog,  est de donner notre éclairage, pour ceux que cela intéressent, sur des situations troublantes qui existent dans l’Église Orthodoxe, de devenir la voix de ceux qui ne parviennent pas à faire entendre leurs cris de désespoir, et de donner simplement des  réponses pastorales  puisées dans la pure Tradition Orthodoxe dont sont témoins les Pères de l’Église et les Pères du désert.

    Le Samaritain : un schismatique !

    Cependant je veux maintenant répondre à une question qui m’a été posée  une dizaine de fois sur mon autre Blog (qui ne publie  aucun article)  le seul, jusqu’à aujourd’hui, ouvert aux courriels : «  Pourquoi êtes vous intervenu dans cette crise que traverse l’archevêché Russe du patriarcat Œcuménique alors que vous êtes un  métropolite du patriarcat de Kiev qui est une Église Orthodoxe schismatique ? »  

    Dans la parabole du Bon Samaritain chacun sait que le Samaritain qui se charge sur sa monture du blessé à demi-mort, laissé sur le bord de la route, était un  schismatique. Des évêques canoniques, apparemment, lorsqu’ils étaient passés à côté de ce blessé avaient feint de ne pas le voir et avaient  changé de trottoir. C’est donc effectivement un Samaritain, un évêque d’une Église schismatique (il y en a tant dans l’Église Orthodoxe), qui s’est trouvé avec une parole libre pour « proclamer la parole de Vérité »  et s’est penché sur cet agonisant en le confiant à la conscience de toute l’Église, et à celle de l’AEOF : l’Aubergiste.

     

    Maintenant la parole est à l’Aubergiste. Car la conscience de l’Église c’est vous tous : Restez le Sel !

     

    « Vous êtes le sel de la Terre, mais si le sel vient à s’affadir avec quoi va-t-on le saler ? » (Mt V, 13)

     

    Avec amour en Christ.

     

    + Métropolite Michel Laroche