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Le Blog du Métropolite Michel (Laroche)

  • Nouvelle adresse pour le blog de notre Eparchie Orthodoxe de Paris et de toute la France

    Une nouvelle adresse pour le blog de notre Éparchie de Paris et de toute la France. Sur ce blog,  vous trouverez désormais les dernières homélies, les actualités, et des articles de Son Éminence le Métropolite Michel de Paris, tant sur la spiritualité de l'Église Orthodoxe que sur son histoire et l'ecclésiologie. De même, on peut visionner  les photographies de la vie de notre Patriarcat de Kiev. 

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  • DERNIERES HOMÉLIES

     ÉPARCHIE ORTHODOXE DE PARIS - FRANCE    

        

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    FAIRE SILENCE LORSQUE NOUS SOMMES APPELÉS À LA PRIÈRE

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    Le Métropolite Michel Laroche nous explique dans son homélie que l'âme est bavarde, et lorsque le doux souffle de l'Esprit Saint nous appelle à la prière, comme Marthe nous nous agitons intérieurement et extérieurement alors qu'il faudrait que notre âme rentre en silence au pied du Christ comme Marie. Le démon rusé nous présente des taches à accomplir en nous disant: fais d'abord ceci ou cela et ensuite tu seras tranquille pour ta prière. Mais si nous l'écoutons, l'esprit de prière disparaîtra et nous aurons tout perdu.

     

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    Ajoutée le 8 sept. 2015

    Le Métropolite Michel Laroche nous exprime que dans le « Sermon sur la Montagne » le Christ ne cesse de nous dire avec le « Notre Père » dans le Commandement qu’Il nous donne : « Remettez-nous de nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs » l’importance du Pardon ! C’est ce mot exacte de « dette » que le Christ explique toujours dans Son « Sermon sur la Montagne » comme le commentaire du versé du Notre Père : « Remettez-nous de nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs ». Ce versé du « Notre Père » si mal traduit généralement en dans l’Église Catholique et dans le « Notre Père œcuménique » par : « Pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons nous aussi à ceux qui nous ont offensés ». Le Seigneur n’a jamais prononcé ces mots, ni de « pardon » ni d’ « offenses ». Christ ne parle que de la dette du péché, de nos dettes qu’Il rachète sur sa Croix. En Abaissant la signification de nos dettes rachetées par le sacrifice du Seigneur sur Sa Croix qui y déchire la cédule du péché, par une idée si étrangère à la pensée du Christ, celle d’offenses, dans lesquelles il y aurait « un offensé » qui attend réparation de l’offense ; et non « la remise de nos dettes » déjà effacées sur Sa Croix par le Christ, c’est l’un des enseignements les plus importants du Christ qui est défiguré !
    Sémantiquement la controverse sur la bonne traduction en français qui donne le choix entre ces deux mots au pluriel :« offenses » ou « dettes » n’existe pas si l’on s’en réfère au texte original grec. En grec, c’est bien le mot Οφειλήματα opheilèmata présent dans le « Notre Père » et qui n’a qu’un seul sens : « dette ». Au-delà de l’exactitude d’un vocabulaire précis se dessine toute la vaste question de la remise de la dette irremboursable dont le Christ glosera lui-même dans de nombreuses paraboles. L’Apôtre Paul résume très bien le sujet en écrivant que le Christ : « a effacé la cédule de notre dette en la clouant sur la Croix » . La remise de la dette commence par celle, incalculable, de la vie offerte du Christ sur la Croix à Son Père pour effacer totalement la dette du péché. Ce prix irremboursable, acquitté une fois pour toutes sur la Croix par le Christ, donne tout son sens à la demande de la prière : « Remets nous de nos dettes » c’est-à-dire greffe-nous à Toi dans Ta Chair blessée, couronnée d’épines, transpercée, afin qu’unis à elle, nous voyons toutes nos dettes effacées par Ton sacrifice. 
    Pour que cette supplique soit agissante il est demandé aux chrétiens de faire circuler cet amour, ce pardon, dans tout le Corps de l’Église comme il circule en eux : « comme nous remettons à nos débiteurs » ; sans cette seconde partie de la prière mise en pratique chaque jour, chaque heure chaque minute, la greffe à la vigne ne prendra pas car elle ne sera pas irriguée par la sève de l’amour et du pardon.

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    PENTECÔTE 2015: RESPIRONS L'ESPRIT SAINT !

     

    Homélie pour la Pentecôte 2015 : Respirons l’Esprit Saint !
    Son Eminence le Métropolite Michel Laroche dans son homélie sur la Pentecôte nous explique que l’âme est notre poumon spirituel par lequel nous respirions l’Esprit Saint par la prière en faisant ainsi battre notre cœur uni au Christ. Si nous cessons la prière, nous nous asphyxions spirituellement. Afin de mieux illustrer son propos sur la différence entre une vie vertueuse et même socialement humaniste, mais sans prière avec des œuvres réalisées sans prière , d’œuvres non faites en Nom du Christ, mais en leur propre nom qui est alors glorifié par le monde. Et des mêmes œuvres réalisées au Nom du Christ et dont nous attribuons avec humilité non à nous mêmes, mais au Christ la réalisation, alors ces dernières œuvres procurent l’Esprit saint ; C’est la Parabole des Vierges Sages et des Vierges folles.

     

     

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  • La Croix dans notre vie source de Joie et de Paix


     

    Le Métropolite Michel Laroche dans son homélie sur le 3 eme Dimanche de Carême de la Croix , nous parle d’un Starets que des croyants venaient interroger pour comprendre comment lui qui était moine en dehors du monde connaissait la paix et la joie qui irradiait visiblement de sa personne. Le starets leur répondit en leur disant : « Ne croyez pas que parce que nous les moines nous ne sommes pas dans le monde nous ne connaissons pas les épreuves qui sont la Croix dans notre vie comme dans la vôtre. Tous les saints ont connus des épreuves de toutes sortes »  Et le Starets énumèrent la vie de certains saints connus de ces croyants en disant que saint Nectaire d’Egine toute sa vie fut pourchassé par une mauvaise réputation sur la sois disant impureté de sa vie jusqu’à ce qu’un juge d’Athènes vienne chercher dans le puis du monastère féminin les « cadavres des nouveaux nés » qui y auraient été jeter, et que l’archevêque d’Athènes vienne faire lui-même un telle enquête humiliante. Les vie édulcorée de saint Séraphim de Sarov laisse à tord penser que le saint était universellement reconnu comme tel. Tout au contraire l’Higoumène Niphonte ne cessa de le persécuter faisant fouiller tant la cellule du saint que les moniales qui en sortait pour voir si celui-ci ne dérobait pas des objets précieux pour les donner au monastère féminin que Saint Séraphim protégeait. Que dire également du grand Saint Jean Chrysostome soupçonné d’impureté lorsqu’il avait en privé des conversations spirituelles avec des femmes pourtant  célèbres pour leur piété, accusé de gloutonnerie alors qu’il avait un régime ascétique différent à cause de son ulcère, et enfin déposé injustement par un concile à cause de  la jalousie du puissant archevêque d’Alexandrie Théophilios, l’oncle de saint Kyrillios d’Alexandrie, ce dernier qui refusa une partie de sa vie de commémorer Jean Chrysostome comme un archevêque Orthodoxe. » Le starets continua : «  Vous ne pouvez prendre et recevoir les fruits de la résurrection qui sont cette joie et cette paix, tout en refusant les cueillir là où ils de trouvent sur l’Arbre de la Croix. C’est dans l’acceptation des épreuves que se trouvent cette paix et cette joie. Les épreuves sont inévitables dans l’existence humaine ; mais il   n’y a que deux façon de les vivre : la première comme les gens du monde en se révoltant quant nous partageons avec Lui un si faible pourcentage de Son sacrifice sur Sa Croix.  Nous nous révoltons, en nous débattant inutilement  comme un insecte prisonnier dans un pot de confiture, en disant cette phrase inventée par le Satan qui est un blasphème : « Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour qu’il m’arrive cela ? » Alors que Lui l’Agneau innocent a volontairement vécu pour nous sauver le sacrifice de la Croix. Il existe une seconde façon de vivre l’épreuve, la seule bonne et qui reçoit les fruits de la Joie et de la Paix : de nous souvenir lorsque l’épreuve survient que nous l’acceptions ou la refusions, elle est là ! Nous pouvons la transformer positivement par l’acceptation en la greffant à l’Arbre de la Croix comme des sarments se greffent  à la Vigne. Alors l’épreuve nous conduira, en nous unissant à Jésus, comme Lui  le Crucifié, au Tombeau, à la mort au monde, pour y Ressuscité avec le Christ dans Sa joie et sa paix :  C’est là que se trouvent  la joie et la paix des saints. » Homélie  sur la Croix source de Joie et de paix. (prononcée le dimanche 15 mars 2015)

     

  • Homélie sur la parabole des Boucs et des Brebis


    Le Métropolite Michel Laroche commente l’Evangile du Dimanche de la Tyrophagie et du Jugement dernier (15 février 2015) avec la parabole des boucs et des brebis. Le Métropolite Michel se référant à la parole du Christ adressée au Jugement dernier d’abord au brebis placée à sa droite qui figurent les sauvés et ensuite au Boucs placés à sa gauche qui figurent les damnés, leur dit ceci : « Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront : Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi ? Et le roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi : Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté ? Et il leur répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. » (Mt XXV, 31-46). 

    Une première interprétation de cette parabole, la plus répandue existe : c’est son interprétation humaniste dans la quelle la charité humaine que mêmes le monde et les nations honorent et récompensent, avec des figures tels l’Abbé Pierre, la Sœur Emmanuelle qui sont décorés pour leurs œuvres humanitaires. Le Métropolite Michel ne dit pas que ces actions charitables ne sont pas bonnes, mais il précise qu’elle sont insuffisante pour le salut et que le Christ, selon les saints Pères de l’Eglise parle de tout autre chose dans cette parabole. Nous avons tous tendance par l’orgueil qui est en nous de considérer que le plus petit ou les plus petits dont parle cette parabole ce sont les autres. Voila une différence vertigineuse entre la pensée des Pères du désert et celle du monde : pour les Pères si grande est leur humilité que le plus petit, le plus faible le plus pécheur, c’est eux-mêmes et non un autre ! Et cela donne une tout autre lecture : à ceux qui sont à gauche le Christ dit : « J’ai eu faim et soif en toi de mon Corps et de mon Sang et tu t’en es éloigné préférant à la divine liturgie, les soucis et les plaisirs de ce monde. J’étais malade et prisonnier de te voir malade de tes péchés et prisonniers de tes passions et de l’esprit de ce monde, et tu ne m’a pas demandé la guérison, et que je te libère de tes chaines quand tu le pouvais encore dans ce passage si bref de ta vie sur terre. Tu ne m’as pas revêtu en me laissant te revêtir de ma grâce, par une prière fervente alors que par ton baptême j’avais déposé en toi les arrhes de la prière du Publicain et les larmes de la pécheresse. » Le plus petit c’est nous tous et non un autre que sois. Alors oui si nous acquérons cette dimension, sans vanité nous pourrons également espérer pouvoir secourir les autres, mais non comme des plus petits que sois mais comme des prolongements de nous-mêmes : « Aimes ton prochain comme toi-même» (Mt XXII, 39)est la parole du Christ qui établit cette équilibre.


     

  • Homélie sur la Fête de la Théophanie et sa signification symbolique


    Le Métropolite 
     Michel Laroche dans son homélie sur la Fête de la Théophanie qui dans l'Eglise Orthodoxe célèbre le
    baptême du Christ, explique que le seigneur avait dans cet instant particulier de son baptême, comme durant toute sa vie terrestre, conscience de Sa mort sur la Croix, de sa mise au tombeau, de Sa descente aux Enfers, de son entré au Paradis avec le Bon Larron et de Sa Résurrection. Le métropolite Michel Laroche s'efforce dans son propos s de nous montrer que nous aussi par notre baptême nous recevons les signes de la crucifixion, de l'ensevelissement, de la descente aux Enfers de l'Entré au Paradis et de la Résurrection. Il insiste pour nous montrer que ce qui dans les valeurs de ce monde peut paraitre un échec est souvent considéré par Dieu comme un grands don spirituel. Combien de saint ont "échoué" et ont connu une sorte de crucifixion, de mise au tombeau dans leur vie, l'insuccès des buts pourtant religieux qu'ils s'étaient fixé, et dont la vie entière est reçue par Dieu comme l'offrande d'Abel. C'est tout cela qui'imprime en nous le baptême.

  • Homélie de Noël 2014 (prononcée dans a nuit du 6-7 Janvier 2015). Par Son Eminence le Métropolite Michel de Paris-Patriarcat de Kiev


    Homélie sur l'Icône de la Nativité : Béni soit Notre Dieu, en tout temps maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amin

    L’icône de la Nativité de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ nous laisse entrevoir les différentes modes de prière et d’existence qui sont présents dans le cœur et l’âme de l’homme pour recevoir en lui la Joie de la Naissance du Christ.
    Aucune notion de chronologie n’existe dans cette icône. Les événements se rapportant tous à l’Incarnation du Verbe sont présents dans leur forme de temps transfiguré.

  • Homélie de Noël 2014 (prononcée dans a nuit du 6-7 Janvier 2015). Par Son Eminence le Métropolite Michel de Paris-Patriarcat de Kiev

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    Homélie  de Noël 2014 (prononcée dans a nuit  du 6-7 Janvier 2015). 

      Par  Son Eminence le Métropolite Michel de Paris-Patriarcat de Kiev

     

    Béni soit Notre Dieu, en tout temps maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amin 

     

    L’icône de la Nativité de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ nous laisse entrevoir les différentes modes  de prière et d’existence qui sont présents  dans le cœur et l’âme de l’homme pour recevoir en lui  la Joie de la Naissance du Christ.

    Aucune notion de chronologie n’existe dans cette icône. Les événements se rapportant tous à l’Incarnation du Verbe   sont présents dans leur forme de temps transfiguré. 

     

    En revanche cette icône part de l’extérieur vers  l’intérieur.  

     

    Nous voyons d’abord l’étoile qui est en haut au centre de l’icône et nous indique clairement ce mouvement de l’extérieur vers  l’intérieur, de ce qui est manifeste,  l’étoile à ce qui est caché aux yeux des hommes dans un humble grotte, la naissance du Roi de la création. « La gloire de Dieu, c'est de cacher les choses; La gloire des rois, c'est de sonder les choses.  Les cieux dans leur hauteur, la terre dans sa profondeur». (Prov. XXV, 2) L’étoile en envoyant son unique rayon vers l’intérieur de la grotte qui se repose sur un petit soleil au-dessus de la tête de l’enfant Jésus, le désigne comme  « la Lumière de Lumière ». (Credo),  car en Lui « Nous avons vu la Vrai Lumière » (Liturgie de saint Jean Chrysostome). 

     

     Nous apercevons à son extrémité gauche Joseph dans une position de méditation, de questionnement intérieur, comme  à l’écart du mystère, mais méditant sur le mystère lui-même. Il représente à la fois le doute qu’il a connu sur l’origine miraculeuse de l’Incarnation du Verbe,  à propos de Marie qu’il voulait répudier en secret. « Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. » (MtI, 19) Mais également toutes les épreuves  qui accompagnent inévitablement la voie choisie et acceptée de servir et protéger  le Christ et Sa Sainte Mère, le refus des auberges de ce Monde d’accueillir les Porteurs du Christ et la  prochaine fuite en Egypte devant la menace de mort prononcée par le roi Hérode.  Joseph représente  tous ceux qui après avoir accueilli le Christ, sont poursuivis par des moments de doutes et d’interrogation en face d’un mystère qui les dépasse, surtout lorsqu’ils sont confrontés aux épreuves qui les  frappent comme autant  de clous et d’épines  que le Christ sur Sa Croix.  Lorsque l’ange dira à Joseph « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode.»(Mt II, 13-15).   Joseph comprend que la protection divine sur cette terre n’est pas automatique. Elle n’implique pas que l’on doive rester inactif. S’il reste sur place, s’il ne change rien dans sa vie  il ne pourra sauver l’Enfant. Pour protéger la présence du Christ  en nous, permettre au Christ de grandir en nous,  comme Joseph  nous  devons  tous quitter quelque chose, abandonner l’esprit du monde, des fausses valeurs, des façons de vivre étrangères à une vie chrétienne. Joseph abandonne  son village, son métier,  sa famille, ses proches. Nous devons comme Joseph  choisir  d’accepter cette traversée du désert (l’Egypte)  qui  les conduit tous, lui, la mère et l’Enfant  à un lieu inconnu, décidé par Dieu, ici dans cet exemple pour que l’Enfant Jésus  grandisse loin des méchants. Ce voyage intérieur, cette séparation symbolique avec notre vie passée est indispensable pour  une reconstruction à laquelle chacun de nous est appelé par le Christ pour l’accomplissement d’un destin particulier à Son service.  Cela est possible si  nous savons  comme Joseph, malgré notre doute initiale entendre la voix de l’ange qui nous demande de tout quitter pour traverser le désert. Le vieux berger revêtu d’une peau de chèvre, debout tenant son bâton pastoral près de deux brebis (qui symbolisent le Saint Troupeau de l’Eglise) et  qui semble partager la méditation de Joseph, figure le dépouillement que connaitrons d’une manière ou d’une autre, tous ceux qui sont les gardiens du troupeau (les évêques et les prêtres),  et qui partageront  avec Joseph cette voie crucifère.

     

    Nous observons, en haut à droite de l’Icône,  deux autres  bergers qui veillent la nuit sur leur troupeau et ont été rendus dignes par cette attente diurne de voir et d’entendre le chant des anges  dans le Ciel,  (présents en haut à droite comme à gauche de l’icône), et ensuite de s’approcher et de contempler dans la grotte le Verbe chair. Les bergers  représentent, (comme nous l’avons dit plus haut), en premier les évêques et les prêtres  qui veillent la nuit dans leur prière sur leur troupeau,  qui symbolise tout à la fois l’Eglise et le monde entier. Ils représentent  ensuite  les moines qui prient particulièrement, comme au Mont Athos, la nuit pour le salut et la transformation finale dans la Résurrection générale, non seulement de tous les hommes, mais de l’ensemble de la création avec le  cosmos  visible par le ciel qu’ils contemplent. C’est l’attente de la Parousie, la seconde venue du Christ, induite dans Sa première venue dans l’humilité de cette grotte. C’est pourquoi parfois les anges se rendent visibles en réalité ou en songe  à de tels veilleurs, et comme pour les bergers de cette icône, ils  font entendre de leurs voix célestes, leurs chants d’une  incomparable beauté.

     

    Nous voyons à droite, presqu’au centre de l’icône, trois rois à cheval portant chacun de l’or,  de l’encens et de la myrrhe. Ils sont éloignés car ils représentent l’Eglise dans le futur. Nous savons qu’eux aussi rejoindront la grotte et adoreront le Dieu fait homme. 

     

    Le roi porteur d’or représente  ceux qui dans l’Eglise ont la bouche d’Or  comme les Trois saints Docteurs : saint Basile le Grand, saint Grégoire le Théologien et saint Jean Chrysostome, (c’est-à-dire en grec : saint Jean bouche d’or). Avec la multitude des Pères qui ont proclamé et expliqué l’Evangile et toutes les Ecritures Saintes. Nous pensons à saint Ignace d’Antioche, à saint Irénée de Lyon, à saint Grégoire de Nysse, à saint Grégoire le Dialogue, pape de Rome, à saint  Léon le Grand, pape de Rome, à saint Isaac le Syrien  à saint Maxime le Confesseur, à saint Syméon le Nouveau Théologien,  à saint Grégoire Palamas,  à saint Ignace Briantchaninov. L’or représente également toutes  les bonnes actions faites dans l’amour du Christ : le pardon illimité, l’amour des ennemis et l’acceptation des épreuves  qui sont des vertus qui brillent dans le Ciel comme des astres plus lumineux que le soleil, que  même les anges viennent admirer.

    L’encens figure la prière secrète de ceux  dont même les vertus sont cachées des hommes, comme ce fut le cas pour saint Silouane. L’encens, c’est surtout l’humilité dans la prière qui est une odeur agréable à Dieu, se voir le pire de tous, se tenir pour le dernier des pécheurs,  d’avoir nuit et jour son encensoir allumé c’est-à-dire le murmure incessant la prière du Nom de Jésus «  Seigneur Jésus Christ Fils du Dieu vivant,  aie pitié de moi pécheur ». Car celui qui voit constamment ses péchés nous enseigne saint  Isaac le Syrien « est plus grand que celui dont la prière ressuscité un mort ». Car celui qui ressuscite un mort n’a ressuscité qu’un mort extérieur, alors que celui qui voit dans la lumière du Christ  ses péchés en gémissant  sur eux  ressuscite son mort intérieur,  et Il   offre à Dieu à la fois le charbon brûlant de la componction  et l’encens spirituel d’une prière humble.

     

    Le roi qui offre la myrrhe symbolise non seulement l’ensevelissement du Christ et le parfum offert pour son embaumement par les Femmes Myrophores (Mc XVI 1-3), mais le deuil qui accompagne la mort : ici la mort de l’âme morte à cause du péché et que les larmes saintes du Roi David, de la pécheresses, les gémissements du Publicain vont ressusciter. C’est la pratique spirituelle  induite dans troisième Béatitude « Bienheureux les endeuillés (en Grec Penthos : Deuil) car ils seront consolés » (Mt V, 4)  l’expérience mystique nommée dans l’Eglise Orthodoxe par saint Grégoire de Naziance,  saint Syméon le Nouveau Théologien et par saint Grégoire Palamas : « le second baptême des larmes »  que de très nombreux textes exaltent dans les offices du Triode de Carême,  du Canon au Christ très Doux et dans les prières préparatoires à l’Eucharistie que je vous invite tous à prononcer la veille  avant de communier.  C’est un sanglot qui nous surprend avec comme un bruûlure de notre conscience lorsque soudain nous découvrons un mal que nous avons fait, surtout  à notre prochain,   et le regrettons amèrement. Mais ces larmes doivent pour nous purifier être dirigées  non vers nous-mêmes, mais vers le Christ qui pleure sur notre mort spirituelle comme il a pleuré sur la mort de Lazare son ami,  et dans ses larmes l’a ressuscité. Celui qui pleure devant le Christ sur son âme mélange ses larmes à celles du Christ, et le Christ ressuscitera son âme de la mort. Les larmes, enseigne  saint Grégoire le Théologien sont plus grandes que le premier baptême à condition que l’on ai reçu le premier baptême, (théologie reprise par saint Jean Climaque   et par saint Syméon le Nouveau  le Théologien). Elles sont supérieures nous dit saint Grégoire le Théologien  au baptême du sang (celui des martyrs pourtant terni par aucun péché) car « elles ont  reçu le pouvoir d’effacer les péchés commis après le baptême ». Emparons nous de la couche du Roi David qui pleurait sur son double péché, le meurtre et l’adultère. 

     

    Nous voyons à l’extrémité droite de l’icône deux femmes qui se sont saisies du Christ pour l’ondoyer dans une bassine. La première verse l’eau  dans la bassine et la seconde tient le Christ,en mettant délicatement sa main dans l’eau pour en mesurer la température. Ce sont l’action et la contemplation, les deux voies qui conduisent au Christ avec mesure et équilibre de l’une par rapport à l’autre. Mais seule la contemplation porte sur  elle le Christ. 

     

    Enfin au centre spirituel de l’icône nous contemplons la Très Sainte, Très Pure Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, elle-même  allongée qui semble ne pas regarder le Christ placé dans son dos, étendu  dans une mangeoire,  réchauffé par l’haleine du Bœuf et de l’âne. 

     

    Voila un mystère qui intrigue : la Vierge Marie qui ne regarde pas, qui n’adore pas à genoux à côté de saint Joseph,  comme dans les représentations occidentales, l’Enfant Jésus. Nous sommes ici au cœur de la tradition Hésychaste qui inspire cette icône, la tradition de la prière du nom de Jésus. La Mère de Dieu,  dès l’Annonciation c’est-à-dire dès l’Incarnation en Elle du Verbe qui se fait chair, reçoit de la part de l’archange Gabriel la révélation conjointe du Mystère qui s’accomplie en elle, et du Nom de Son Fils et Seigneur Jésus. Elle devient une Eucharistie  vivante, un calice rempli du Corps et du Sang du Christ. Dès l’Annonciation, le Christ Vivant est en elle. Et déè cet instant elle murmure inlassablement dans un temps transfiguré, dans une incommensurable et amoureuse prière, le doux et précieux Saint Nom de Jésus. Cette prière dans l’union du Christ avec son âme précieuse et son cœur pur n’est pas interrompue par la Nativité du Christ. Elle contemple le Christ dans son  propre cœur ; elle Le goûte dans sa propre âme ; elle l’accueille dans son  propre corps, sanctuaire immaculé,   et sa chair bénie est inséparable de la chair du Christ. Nul être humain ne peut concevoir les conséquences de l’Incarnation dans l’union du Christ avec Sa Très Sainte Mère. Cette union inimaginable pour l’homme ne disparaît  pas lorsque par la nature humaine assumée totalement par le Verbe, le Christ nait de la Vierge et semble être séparé d’elle dans la mangeoire. C’est cette communion absolue et inégalée qui apparait dans ce regard intérieur de la Très sainte Mère de Dieu qui contemple Son doux, très doux Jésus en elle, en Lui murmurant « Jésus, Jésus, Jésus Mon doux Jésus » Le Christ est Né ! Glorifions Le !. Amin.

     

     

  • De l’auto-proclamation de l’autocéphalie de certaines pseudos églises Orthodoxes en France et en Europe Occidentale, et leurs dérives sectaires.

    Ecclésiologie.

     

    De l’auto-proclamation de l’autocéphalie de certaines  pseudos églises Orthodoxes en France et en Europe Occidentale,  et leurs  dérives sectaires. 

     

     

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    Par le Métropolite Michel Laroche

     

     

     I Analyse ecclésiologique des saints canons qui prohibent le phylétisme.

     

    Nous allons nous efforcer dans ces lignes d’éclairer le lecteur sur la situation actuelle de la présence de l’Orthodoxie en France, (nous ne parlerons pas de la situation de notre éparchie)  mais également de sectes prétendument Orthodoxes.

     Il existe dans notre pays une multitude  d’Eglises Orthodoxes nationales organisées pour le moment en Eglises éthniquo  - nationales selon le principe du phylétisme condamné par de nombreux  conciles, contraire à l’ecclésiologie de l’Eglise Orthodoxe. Il n’est pas dans notre propos de juger de cette situation ou de la condamner mais de nous efforcer  d’en analyser certaines des conséquences.

    Eclairons le lecteur sur la définition Orthodoxe  du phylétisme. Le phylétisme existe  dès lors qu’il y a, présentes sur le même territoire local, des éparchies orthodoxes superposées. Ces diocèses ou métropoles sont  organisés en Eglises nationales selon l’origine ethniquo-nationale de leurs croyants.

    La France  en donne un exemple éloquent  avec sur le même territoire canonique la hiérarchie organisée des Eglises Orthodoxes  nationales suivantes : Russie, Ukraine, Géorgie, Roumanie, Serbie, Macédoine, Bulgarie, Grèce, Liban, Syrie… Cela constitue la   totale transgression des canons apostoliques,  œcuméniques et généraux suivants : 12ème et 14ème Canons Apostoliques ; 8ème , 15ème Canons du I er Concile œcuménique de Nicée I  ; 2ème Canon du IIème  Concile œcuménique de Constantinople I ; 12ème  Canons du IV ème Concile œcuménique de Chalcédoine ; 20ème Canon du Concile In Trulo ; 13ème , 16ème, 21ème  , 22ème Canons du Concile d’Antioche ; 3ème ; 11ème, 12ème Canons du Concile de Sardique. Mais ajoutons que ces canons avaient été promulgués sur une durée de plusieurs siècles (de 325 à 1054) à une époque où ne se posait pas la question de l’immigration de personnes orthodoxes sur le territoire  d’une nation hétérodoxe, catholique ou protestante. Ces canons condamnaient  l’intrusion sur le territoire canonique  reconnu d’une Eglise Orthodoxe  Locale organisée depuis longtemps,   d’une autre Eglise Locale étrangère (17ème Canon du IV ème Concile de Chalcédoine)[1] ,  qui voulait soit la supplanter, ou vivre en parallèle au prétexte que ses fidèles appartenaient à une ethnie-nation différente de celle du pays qui les accueillait. Le patriarche d’Alexandrie Mélétios Metaxakis interrogé sur cette question,  écrivait aux représentants de l’Eglise Russe Hors Frontière  dans sa lettre N° 1551 datée du 22/5 juillet 1927 « que si une telle situation se généralisait ( ce qui est le cas aujourd’hui)  et  si ce système ( le respect des saints canons) est ébranlé, tout finira dans la confusion et le désordre et « les peuples hocheront la tête » ; Car si nous tolérons une « Eglise Russe hors frontière », nous devons également reconnaître qu’il existe des Eglises Grecque, Serbe, Roumaine, Albanaise, Syrienne, Polonaise, Ukrainienne, palestinienne, Egyptienne, hors frontières et reconnaître en général les Eglises hors frontières comme les Eglises dans leur frontière. Il n’y a personne pour ne pas comprendre que ce serait la ruine de l’Orthodoxie. »[2] Nous sommes depuis longtemps parvenus à cette cacodoxie ecclésiologique en France et généralement aux USA et dans toutes les nations Européennes dans les quelles l’Orthodoxie est minoritaire.[3]

    Reconnaissons que la situation d’aujourd’hui (fin du XX ème  siècle et commencement du XXI ème siècle ) ne ressemble en rien aux situations évoquées par ces saints canons. La présence de l’extension  d’Eglises Orthodoxes  Locales étrangères dans des nations européenness qui ne sont pas Orthodoxes se justifie dans un premier temps pour des raisons pastorales, bien que des motifs d’ordre plus politique existent également. Par exemple, celui de la reconnaissance à postériori, par leur ressortissants souvent immigrés politiques du temps du communisme, de ces Eglises Orthodoxes des pays de l’Est compromises avec un pouvoir athée. Il s’est ajouté au fil du temps une immigration économique qui domine en nombre largement la première immigration des réfugiés politiques. Cependant une légitimité pastorale  demeure : c’est celle pour ces Eglises de renouer le lien qui s’était défait durant la période communiste avec leurs croyants, le plus souvent devenus français, mais conservant par leur foi Orthodoxe le désir de recouvrer sa pratique dans leurs Eglises Locales d’origines (russe, ukrainienne,  roumaine, bulgare, serbe, géorgienne, macédonienne, etc. )  Avec pour chacune  sa langue et ses traditions spécifiques. Mais à terme, dans un avenir que nul ne connaît,  la doctrine ecclésiologique de l’Eglise Orthodoxe impose  que ces juridictions multiples se rassemblent  un jour  en une seule Eglise Orthodoxe Locale,  en s’organisant pour cela  selon le Canon Apostolique 34 sur le territoire d’une même  nation (pour nous la France),  dans la limite de ses frontières, en plusieurs éparchies ayant chacune son évêque recouvrant des régions du pays concerné, et ses évêques connaissant leur primat. Rien n’empêcherait que les paroisses de cette nouvelle Eglise Orthodoxe Locale, dans chacune de ses éparchies,  ne puissent conserver leurs spécificités linguistiques et leurs traditions locales propres telles qu’elles existaient à leur fondation. Ce serait là un enrichissement  communautaire.  Mais l’organisation de ces éparchies ne se faisant  jamais en fonction de la nationalité d’origine de ses croyants   (ce qui constitue toute l’erreur du phylétisme), car dans l’Eglise du Christ « Il n’y a ni Grec, ni Juif, ni circoncis, ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni homme libre ; mais le Christ est tout en tous. »[4]

     

     

     II En face de la superposition phylétiste en France des Eglises Orthodoxes Historiques, une autre superposition tout autant phylestiste des prétendues églises Orthodoxes françaises. 

     

    La réponse au phylétisme actuel de l’Orthodoxie en France  qu’ont donné certains  Français désirant rejoindre  l’Eglise Orthodoxe par des chemins étrangers à la véritable Orthodoxie, n’est pas davantage satisfaisante. Face à cette situation, des prétendues « Eglises Orthodoxes  Locales de la France » se sont autoproclamées depuis une trentaine  d’années. Elles  revendiquent toutes,   haut et fort, qu’elles sont purement  françaises et ne sont polluées par aucun apport  étranger, éloignées de tout phylétisme,  et qu’elles plongent leurs racines dans l’ancienne Eglise des Gaules. Leur référence est malheureusement  l’évêque Jean Kovalevsky ( + 1970) que certaines d’entres elles ont même canonisé. Nous sommes en face, en France, d’une situation désastreuse où l’on   compte plusieurs sectes se présentant comme des Eglises Orthodoxes Locales   qui se sont répandues à partir de notre pays dans les nations  avoisinantes : Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal etc… Sans entrer sur la question de savoir si ces prétendues Eglises Locales Orthodoxes de la France sont véritablement Orthodoxes, constatons  qu’elles sont aussi nombreuses que les juridictions canoniques Orthodoxes qu’elles dénoncent. Posons nous (et posons-leurs)  d’abord la question de leur ecclésiologie. Elles se prétendent toutes comme l’expression ecclésiale d’une Orthodoxie locale de France et s’affirment allergiques au phylétisme, qui selon elles, président à l’organisation des Eglise Orthodoxes canoniques présentes en France. Que ce dernier reproche soit parfaitement exact, ne constitue pas pour autant la preuve que ces prétendues « Eglises Orthodoxes locales de la France » soient  elles-mêmes Orthodoxes, ni même exactement irréprochables, comme elles l’affirment, sur la problématique du phylétisme !

    Déjà le fait qu’elles soient toutes sur le même territoire canonique (la France)  comme des diocèses superposés, les placent toutes dans l’impasse de cette contradiction du phylétisme qu’elles dénoncent. Chacune   de ces pseudos église locale revendiquant  être de « la véritable Eglise Locale de la France et de l’Europe Occidentale  » contrairement aux « Eglises Orthodoxes Orientales» qui n’auraient pas, selon elles,  cette légitimité.

    Examinons maintenant l’ecclésiologie, le Typikon, et la doctrine de ces prétendues Eglises Locales Orthodoxes de la France,  car leur  succès croissant auprès de français cherchant sincèrement à entrer dans une véritable Eglise Orthodoxe, demande des éclaircissements. Notre article s’adresse donc  dans ce but,   autant à destination  de ceux qui s’y sont laissés abuser  en pensant qu’ils sont dans une véritable Eglise Orthodoxe, qu’auprès de certaines  autorités locales qui en les recevant officiellement contribuent à les cautionner,  ainsi  qu’auprès des véritables Orthodoxes qui manquent souvent en face d’elles d’arguments convaincants,  par la méconnaissance de leur propre  tradition ecclésiologique et canonique et de leur propre histoire.

     

    Ces pseudos « Eglises Orthodoxes Françaises » (nous ne les nommons pas afin de ne pas leur faire de la  publicité)  prétendent toutes sur leur blog respectif être chacune  « l’Eglise Orthodoxe  locale nationale de la France » avec pour certaines d’entre elles des ambitions impérialistes, puisqu’elles distribuent largement leur soi-disant épiscopat à de nombreux candidats  en Afrique, en Amérique Centrale et dans les  Iles des caraïbes, mais aussi dans toute l’Europe etc…même dans des nations orthodoxes depuis longtemps ! Parfois elles sont organisées en une sorte de fédération d’Eglises locales en communion les une avec les autres, mais procédant ensemble à ce qu’elles considèrent comme des « chirotomies épiscopales ». Seul un pseudo-patriarcat semble faire bande à part, bien qu’il ait en commun avec les autres « éparchies » française ou celtiques,  la même prétendue succession apostolique Syro-Jacobite.

    Elles dénoncent toutes sur leur blog  le phylétisme des « patriarcats orientaux » présents  en France  qui obligerait les orthodoxes français de pure souche à devenir des immigrés dans leur propre pays sur le plan de la pratique orthodoxe.  Ce qui justifie aux yeux de ces sectes leurs auto-proclamations  comme Eglises Orthodoxes  Locales.   Selon leur discours  les « patriarcats orientaux »   selon elles, ne se préoccupent pas de la fondation d’Eglises véritablement locales  en France et en Europe Occidentale (dans des pays à majorités catholique ou protestant) et ne se préoccupent que de leurs ressortissants respectifs. Ce fait est notoirement faux, car dans toutes les juridictions Orthodoxes en France, il y a des liturgies en français (parfois moitié en français et moitié dans la langue de l’Eglise Mère)  et de très nombreux prêtres sont d’origine française et non pas seulement  de nationalité française  en étant nés dans une famille Russe, Ukrainienne, Roumaine, Serbe,  ou Grecque etc.

    Le principal hiatus de la démonstration anti-phylétisme de ces « églises » c’est qu’elles sont elles-mêmes organisées en groupement ethniquo-national tout autant phylétiste, avec des prétentions celtiques, gauloises ou françaises, à l’exclusion de tout autre apport étranger. En réalité elles tombent dans l’exacte caricature du phylétisme qu’elles dénoncent.  Elles sont toutes organisées en diocèses superposés, et la définition de ces diocèses n’est pas exclusivement un territoire canonique, mais l’appartenance à une ethnie-nation  particulière. Le choix qu’offrent ces pseudos églises n’est rien moins que Charybde ou Scylla, en proposant à leurs adeptes en lieu et  place d’un  phylétisme multinational,  un phylétisme français.

    Redisons-le, le baptême des nations recouvre tous les habitants d’une nation et non pas exclusivement l’appartenance à l’ethnie d’origine supposée de cette nation. Rappelons que dans l’histoire de la France par exemple, l’importance des apports extérieurs à son identité nationale , avec les invasions barbares,  des Goths, Wisigoths, Francs, Burgondes, Saxons, Ruthènes,  et plus tard des Normands, et ensuite  à partir de la fin du XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui, les immigrations économiques ou politiques principalement  des Polonais, Italiens, Espagnol, Portugais, Russes, Ukrainiens,  Serbes, Grecs, Roumains, Géorgiens, Macédoniens  et Magrébins, qui  ont tous  participé à l’identité du peuple français, très éloigné de « nos ancêtres les Gaulois » ![5]

    Nous doutons que le grand évêque des Gaules saint Irénée qui parlait et écrivait en  grec ait  célébré en gaulois ni même en latin et qu’il ait célébré un rite gaulois!  

     

    III Les conditions ecclésiologiques indispensables à la naissance dans la Tradition Orthodoxe d’une Eglise Locale.

     

    Peut-être faudrait-il commencer par définir, forcément sommairement,  ce qui permet d’affirmer   que l’on appartient bien à une Eglise Orthodoxe historique alors que de multiples schismes divisent depuis des siècles l’Eglise Orthodoxe. L’organisation de l’Unique Eglise Orthodoxe en  plusieurs Eglises nationales (Locales) rend complexe-voire presque impossible- pour un occidental de comprendre  la situation d’apparente division de l’Eglise Orthodoxe qui est  Une, Sainte,  Catholique et Apostolique. Mais il est plus aisé d’appréhender pour le même lecteur  occidental  qu’il existe des nations européennes qui sont Orthodoxes depuis des siècles telles la Russie, l’Ukraine, la Roumanie, la Grèce, la Bulgarie, la Serbie, la Macédoine, la Moldavie, le Kosovo (ex-Serbie),  le Monténégro. Toutes ces nations ont sur leur territoire nationale, une ou plusieurs Eglises Orthodoxes Locales. Toutes ces Eglises Locales ont une longue histoire plus que millénaire, certes jalonnée de schismes, d’excommunications, mais une histoire qui se situe dans le sein maternelle de l’Eglise Orthodoxe universelle, dans la fidélité à la Foi Orthodoxe et à sa Tradition.  Chacun peut alors  sans difficulté comprendre que si un évêque ou une assemblées d’évêques ont reçu leur épiscopat d’une de ces Eglises Orthodoxes historiques, ces évêques, ces prêtres ces diacres et les moines qui sont sous leurs omophores[6], sont de véritables Orthodoxes. Nous insistons sur le fait la transmission apostolique de l’épiscopat Orthodoxe a toujours été réalisée au sein de l’Orthodoxie, même si durant de longues périodes qui durent parfois jusqu’à aujourd’hui, il a existé des schismes entre telle ou telle de ces Eglises Locales pour des problèmes de géopolitiques (que nous n’aborderons pas dans cet article) qui ne concernent pas la théologie dogmatique de l’Eglise Orthodoxe.

    La vie intra-utérine de ces Eglises au commencement de leur existence comme jeune Eglise Locale, s’est  toujours produite dans une Eglise Locale  séculaire (Patriarcat de Constantinople, d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem),  dans sa pratique liturgique, ecclésiologique, canonique,  et la transmission de la Sainte Tradition Orthodoxe. Plus tardivement d’autres Eglises Orthodoxes locales, tels les patriarcats de Moscou, de Bucarest, de Serbie,  ont fondé des Eglises Locales autocéphales ou autonomes (au Japon, et  en Amérique),  parfois concurrentes comme deux Eglises Locales en Estonie, deux Eglises Locales en Moldavie, deux Eglises Locales en Macédoine[7].  Mais une fois encore, nous le soulignons, avant l’existence de ces nouvelles Eglises Locales, ou pour d’autres, avant la  restauration d’une très ancienne autocéphalie, toutes ces Eglises, sans aucune exception, ont vécu des siècles dans le sein maternel d’une Eglise Mère. Elles ont toutes, sans aucune exception, reçu leur épiscopat à l’intérieur de l’Eglise Orthodoxe. Et si un jour elles ont reçu d’une Eglise Mère l’autonomie ou  l’autocéphalie, ou ont été contraintes de l’autoproclamer, cela s’est passé après une longue existence intra-utérine dans le sein de l’Eglise Mère, nourris par elle de la Sainte Tradition.

     

     IV La doctrine hétérodoxe de la succession apostolique automatique.

     

    C’est sans doute là qu’apparaissent des différences vertigineuses entre les sectes dont j’ai examiné scrupuleusement la transmission apostolique et  l’épiscopat d’une véritable Eglise Orthodoxe qui ne connaît pas d’apport extérieur. Ne voulant pas faire de publicité à ces fausses Eglises Orthodoxes, je ne les mentionnerai pas dans leurs appellations officielles. Aucune d’entre elles n’a reçu  une succession apostolique provenant directement d’une  véritable Eglise Orthodoxe. L’idée même qu’il faut attendre quelques centaines d’années avant de prétendre à une autocéphalie leur est  non seulement inconnue, mais pour ces sectes, c’est tout simplement impensable.   

    La notion même de succession apostolique de ces sectes se fonde sur un concept inconnu dans l’Eglise Orthodoxe. Cette conception que partagent tous les épiscopats vagants, est que la transmission apostolique est automatique  voir mécanique : il suffit que deux évêques  (parfois un seul, lorsque leur origine apostolique provient d’un épiscopat à l’origine Catholique Romain) imposent les mains à une personne pour que celle-ci devienne à son tour évêque.  Le canon apostolique 1 qui prescrit : «  Qu'un évêque soit ordonné par deux ou trois évêques. » est interprété comme si cette chirotomie pouvait se faire en dehors de l’Eglise. Le  Canon 4 du premier concile œcuménique de Nicée ( 325) précise que « L'évêque doit être avant tout choisi par tous ceux de la province ; mais si une nécessité urgente ou la longueur de la route s'y opposait, trois évêques absolument doivent se réunir et procéder à l'élection, munis du consentement écrit des absents. La confirmation de ce qui s'est fait revient de droit dans chaque province à l'évêque métropolitain. » Le  Canon 4 de Nicée I  complète parfaitement le canon Apostolique 1, en élargissant le  concept que les deux ou trois évêques qui procèdent à une chirotomie épiscopale représentent l’ensemble de l’épiscopat universel, et le canon qui en découle,  que ces mêmes deux ou trois évêques représentent les évêques d’une Eglise Locale précise.  Cela signifie clairement qu’il n’existe pas d’épiscopat dans l’Eglise Orthodoxe qui proviendrait d’une église hérétique, même si celle-ci avait une succession apostolique ininterrompue. Cela signifie tout autant que si toutes les conditions précitées, ainsi que d’autres que nous n’avons pas mentionnées, ne sont pas réunies pour le sacre, même si  celui-ci avait eu lieu avec des évêque Orthodoxes, pour autant le candidat ne recevrait pas la grâce et son sacre serait déclaré invalide. Seul un concile œcuménique, comme ce fut le cas dans le septième concile œcuménique de Nicée II (787), peut reconnaître la validité de l’épiscopat d’anciens  évêques hérétiques ralliés à l’Orthodoxie.[8]

     

    C’est à partir de  là que l’on discerne  toute l’erreur, nous  devrions  dire l’hérésie ecclésiologique, de ces sectes (car en Orthodoxie l’ecclésiologie est une matière dogmatique et pas uniquement canonique) : Comme nous venons de l’analyser dans notre étude de ces saints canons précités,  les deux ou trois évêques représentent dans l’Eglise Orthodoxe:   premièrement l’ensemble de l’épiscopat universel de l’Eglise Orthodoxe Catholique (Sobornost)  et secondement, celui d’une Eglise Orthodoxe Locale précise qui a décidé en concile de la chirotomie épiscopale pour un siège épiscopal précis.

    Cela signifie que tout sacre n’est pas automatiquement ou mécaniquement valide et donc pourvu de la grâce épiscopale,  même s’il est réalisé par des évêques orthodoxes, mais qui se sont placés  en dehors de ce qui est prescrit par les canons apostoliques et œcuméniques, qui fixent comment on doit procéder à l’élection  et qui devra faire le sacre avec le Métropolite. L’exemple le plus connu est celui de la simonie  qu’évoque  le canon 29 apostolique « Si un évêque devient titulaire de sa charge par truchement d'argent, et de même pour un prêtre ou un diacre, qu'il soit déposé avec celui qui l'aura ordonné ; qu'il soit lui même entièrement retranché de la communion, comme le fut par moi Pierre, Simon le Magicien. »  Dans cet exemple, même si dans les apparences l’élection s’est produite dans toutes les règles, que les évêques qui ont procédé  à la chirotomie étaient orthodoxes, validement consacrés et pourvu de la grâce apostolique,  le sacre est pourtant  invalide et dépourvu de la grâce et ses auteurs retranchés de l’épiscopat. Cela démontre que la grâce épiscopale  n’est jamais mécanique, et si les conditions pour un sacre ne sont pas absolument toutes remplies,  c’est un simulacre de chirotomie et nous avons devant nous,  non pas un évêque orthodoxe, mais un homme (et parfois une femme !)    déguisé en évêque.

    Pour l’épiscopat de ces sectes, ce qui compte c’est  de s’assurer qu’il existe depuis les apôtres  une succession ininterrompue d’évêques qui, selon leur croyance ont donc transmis la succession apostolique quasi automatiquement. C’est la théorie de la succession apostolique automatique ou mécanique, inconnue dans l’Eglise Orthodoxe.  Pour les membres de ces sectes, peu importe que cette succession apostolique provienne de communautés hétérodoxes  et totalement étrangère à l’Eglise Orthodoxe. L’origine Orientale (pour eux synonyme d’Orthodoxie)  fera l’affaire, comme   par exemple dans la pseudo Eglise Syro-Antiochienne dont la majorité d’entres elles revendiquent sur leur blog  la filiation apostolique. Le fait est établi  que cette dernière Eglise  Orientale ( Syro-Jacobite)  n’a jamais été Orthodoxe et qu’il s’agit d’un schisme entre une Eglise  Jacobite  (hétérodoxe du point de vue de l’Eglise Orthodoxe) et Catholique ex Jacobite unie à Rome. Pour toutes ces prétendues Eglises Orthodoxes,  cette transmission apostolique puisée à une source totalement hétérodoxe est suffisante pour eux puisqu’elle serait, selon elles, reconnue par l’Eglise Catholique Romaine. Ainsi  pour elles, Nestoriens, Ariens, Syro-Jacobite, et autres font l’affaire. Parfois ils ont réussi à avoir à côté d’eux pour le sacre d’un de leur candidat   la participation d’un évêque « Orthodoxe » c’est-à-dire consacré validement dans une Eglise Orthodoxe Locale, mais par la suite exclu de celle-ci. Cet évêque ayant été exclu de son Eglise Locale, ne représente que lui-même, et ne rentre pas dans la définition des canons que nous venons de citer. De plus un évêque Orthodoxe, même valide, ne peut pas faire des sacres seul, sans la participation d’un autre évêque réellement orthodoxe, et pas d’avantage  en dehors de l’Eglise Orthodoxe, avec des pseudo-évêques dont l’épiscopat n’est pas reconnu par l’Eglise Orthodoxe.  Un sacre qui n’est pas décidé, selon les canons 1 Apostolique et 4 de Nicée I,  par le Synode  d’une Eglise Orthodoxe locale historique n’est tout simplement pas valide !

    Même l’Eglise Orthodoxe Copte n’a pas admis l’épiscopat de la pseudo Eglise Syro-Antiochienne, et en 1974 elle a fait moine et élevé dans tous les ordres jusqu’à l’épiscopat, Monseigneur Van  Assendelft (1923-2008) qui revendiquait cette succession apostolique ! Pourtant la quasi totalité des pseudo Eglises Occidentales, « des Gaules », « de la France », « Celtiques » « de l’Europe », et même « de toute l’Afrique » revendiquent  dans la longue énumération des évêques constituant selon eux, la « chaine d’or » de leur succession apostolique ininterrompue jusqu’aux apôtres, l’ « évêque » (alors Syro-Jacobite)   Monseigneur Van  Assendelft ! Il va de soi que si la vénérable Eglise Copte  ne reconnaît pas l’épiscopat « Syro-Jacobite » de ce prélat, une telle origine apostolique ne sera également  jamais  reconnue par l’Eglise Orthodoxe.

    Mais les membres de ces pseudo-églises Orthodoxes, voir des  personnes se croyant diacres et  prêtres, souvent sincères, abusés par ces sectes, dans l’ignorance qu’est la leur de la véritable Tradition Orthodoxe de son ecclésiologie, de ses Saints Canons, de son Typikon  et de son histoire,   ne le savent évidemment pas.

    « Avant de  boire l’eau de la source, assures-toi  qu’elle est  pure. » dit l’adage bien connu de la Tradition Orthodoxe. Autrement dit, l’eau impure transmet son  poison : l‘hétérodoxie et l’hérésie. Un mauvais arbre (l’hétérodoxie) ne peut donner que ses fruits empoissonnés. Seul le bon arbre de la Véritable Eglise Orthodoxe transmet la Tradition dans la pureté de la Foi Orthodoxe. (Mt VII, 18-23). Nous nous adressons à toutes ces âmes perdues en leur disant « Revenez à la source pure l’Orthodoxie qui ne se trouve que dans l’Eglise Orthodoxe. »

     

     V Le contenu de la panoplie de pacotille des pseudos épiscopats.

     

    Nous pensons que certaines personnes qui se sont laissées abuser ont cependant eu des sursauts  de lucidité, qu’elles ont ensuite soigneusement enterré pour ne pas avouer leur erreur,   en face du déploiement de la panoplie de pacotilles de l’ensemble de ces sectes.

    Ces pseudo églises sont  friandes de fausses décorations, d’ordre de chevalerie inconnus dans l’Eglise Orthodoxe (qui condamna énergiquement les Croisades terrain de ces ordres chevaleresques) et de titres ronflants. Ces sectes  fleurissent en Afrique  et dans de nombreux pays d’Amérique Centrale, du Sud et des Iles Caraïbes. Tout en prétendant vouloir se substituer  dans leur ecclésiologie aux  Eglises Orthodoxes  autocéphales, incapables selon ces sectes de fonder de véritables Eglises Orthodoxes  locales en France,  en Europe et en Afrique.  Leurs pratiques ecclésiologiques les  rapprochent d’avantage de l’Eglise Catholique Romaine, mais comme le singe ressemble à l’homme : elles  érigent  avec cet argument des pseudos  patriarcats multinationaux avec des antennes sur tous les continents et notamment en Afrique qui est  pourtant depuis la fondation de l’Eglise le  territoire canonique séculaire du patriarcat d’Alexandrie. Il est à noter que le patriarcat d’Alexandrie établit sous son Omophore dans toutes les nations africaines de très nombreux  et vivants diocèses locaux  pourvus  d’un clergé africain (diacres, prêtres, évêques) aux quels des étude sérieuses sont exigées et données, alors que sans diplôme et  sans formation dans ces sectes ont devient  en quelques semaines : archiprêtre, archimandrite évêque, archevêque,  métropolite, etc…. Si il arrive que certains (rares)  candidats soient diplômés de quelque  chose, c’est le plus souvent sans rapport avec une formation théologique traditionnelle telle qu’elle est donnée dans l’Eglise Orthodoxe. C’est une armée de généraux,  car les évêques y sont généralement  plus nombreux que les prêtres.  

    C’est cette facilité à devenir évêque en quelques semaines qui fait que ces sectes   remportent un grand succès en Afrique, car elles sont, nous l’avons écrit  il y a quelques lignes,  peu regardantes sur la formation théologique exigée pour ceux qui se préparent au sacerdoce dans le patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique.  De surcroit elles proposent l’épiscopat  comme cadeau d’entrée et de ce fait attirent de nombreux candidats en quête de mitre. L’ignorance, presque générale en Occident et dans ces nations d’Afrique et d’Amérique Centrale et du Sud,  de ce qu’est l’Eglise Orthodoxe fait que dans bien des cas, si l’un de ces pseudos évêques se présente aux autorités avec le même  costume que celui   porté par d’authentiques prélats orthodoxes, ils sont acceptés sans discussion comme tels, captant la naïveté de nombreux occidentaux (les Orthodoxes de naissance y sont heureusement allergiques). Ils  se revêtent de titre divers empruntés à l'Orthodoxie : patriarche, métropolite, archevêque, évêque, archimandrite, .... Leur spécialité  pour gagner la coopération des Chefs d’état Africains  est de leur décerner des pseudos décorations ou des dignités dans  des ordres de chevalerie tout aussi farfelus.  Les « primats », « patriarches »  de ces pseudos Eglises   reçoivent à leur tour aides financières,  légitimités mondaines  et des décorations africaines dans ce carnaval grotesque et inconnu de la véritable Eglise Orthodoxe.

    L’un des  problèmes qui contribue à séduire des croyants non informés de la réalité de la Tradition Orthodoxes  est que ces pseudo-Eglises  célèbrent  parfois, mais pas toujours, une partie de la divine Liturgie Orthodoxe de Saint Jean Chrysostome  et certains de ses offices,  souvent mélangés à des emprunts  à des pseudos rites occidentaux. En étudiant   leurs confessions de foi  et leur ecclésiologie, les véritables orthodoxes s’aperçoivent très vite  qu’ils sont  très éloignés de la Foi Orthodoxe et de sa  Tradition. J’ai relevé par exemple dans l’une de ces sectes que l’on ne reconnaît pas les saints  canons des Concile œcuménique à partir du Concile de Chalcédoine (451), parce que  précisément  d’un de ses soi-disant évêques est un transfuge de la vénérable Eglise Monophysite Copte Orthodoxe. Certaines sectes  pratiquent des rites de « guérison » en lieu et place du sacrement des malades.

    Ces sectes, reconnaissons-le  sont nées d'un découragement de certains Occidentaux qui rêvaient d'une Eglise Orthodoxe locale française indépendante,  sans Eglise Mère qui veillerait à lui assurer la transmission indispensable et nécessairement  lente, de la Tradition Orthodoxe.

     

    VI Le temps transfiguré de l’Eglise face au temps déchu satanique.           

     

    L'orgueil de se prétendre Orthodoxe sans  l'aide maternelle d'une véritable Eglise Orthodoxe, l’éclat biaisé des fausses lumières (Satan se déguise en ange de lumière[9])   sont les signes qui accompagnent toutes  ces sectes. Elles rejettent toutes ensemble dans un orgueil collectif les « patriarcats Orientaux », dans un  mépris affiché en se justifiant par le fait que selon elles,  les patriarcats n’auraient  jamais compris la mission de l’Orthodoxie locale en Europe Occidentale. Elles enseignent que les patriarcats Orientaux,   (qui ne sont pas nommés patriarcats Orthodoxes) ont perdu la grâce apostolique et méprisent les occidentaux qui désireraient devenir Orthodoxe. Elles proposent toutes pour l’accomplissement de ce  grand dessein, une  voie large et spacieuse en dénigrant la porte étroite et difficile pour atteindre ce même but que proposent les vénérables Eglises Orthodoxes Locales.  C’est oublier que les fondations des Eglises Orthodoxes Locales  se sont toujours faites, (nous le rappelions au début de cet article)  avec la bénédiction  d’une Eglise Mère autocéphale, en recevant d’elle la grâce, la succession apostolique ininterrompue et la Tradition Orthodoxe.[10]  Après  quelques centaines d’années (et non pas immédiatement), l’autocéphalie était soit accordée ou soit  auto - proclamée unilatéralement, mais dans un processus  qui se situait dans les frontières de nations orthodoxes depuis des siècles et d’un épiscopat orthodoxe local ancien, vivant  depuis plusieurs  centaines d’années  dans l’immersion de la Tradition Orthodoxe.

    Certes dans cet article nous avons esquisser  d’une manière historique et géopolitique l’histoire des autocéphalies et des schismes que se sont produits autour de celles-ci  dans l’Eglise Orthodoxe.[11]  Mais  nous insistons  sur l’importance de comprendre que  l’Eglise est avant tout un corps divino-humain, et il faut toujours s’efforcer d’en discerner le divin qui transfigure en son sein  l’humain. Cette part de divin, de transfiguration du temps déchu de ce monde est présente dans un aspect précis et incontournable  de la vie intra-utérine d’une Eglise Fille dans le sein de son Eglise Mère. Aucune Eglise locale ne doit  se laisser  esclavager par le temps déchu, pour se précipiter d’obtenir avant quelques siècles son autocéphalie. 

    Qu’il y ait eu des schismes avant la proclamation de leurs autocéphalies est vrais. Mais ce fait ne peut servir d’alibi à de prétendues   Eglises Orthodoxes qui ne sont pas nées dans le sein de l’Eglise Orthodoxe, car tous les schismes qui ont précédé la proclamation des récentes autocéphalies étaient   inter-orthodoxes et  ne se sont manifestés  qu’après  une longue  vie intra-utérine de plusieurs siècles  dans sein de l’Eglise Mère. Seul l’accouchement de la nouvelle autocéphalie se fait  parfois dans la douleur (le schisme), et pas toujours.

    C’est le respect  de l’importance de l’éternité et  du temps transfiguré, comme modèle   d’un temps nécessairement long de la nouvelle Eglise Locale dans le sein de son Eglise Mère, qui constitue  le signe que l’Eglise est fondée non sur l’esprit du monde dans le « tout,  tout de suite », mais dans l’espérance de l’attente messianique.  Cette lenteur  à la fondation d’une Eglise Orthodoxe Locale en France et d’une manière générale dans les nations européennes où l’Orthodoxie est minoritaire,  est la justification principale de l’existence de ces fausses Eglises Orthodoxes.  C’est cette lenteur, si étrangère aux esprit occidentaux,  qui a déconcerté puis découragé tant de personnes cherchant pourtant sincèrement l’Orthodoxie. L’oubli que le temps transfiguré est nécessaire à la fécondation de l’âme et à sa rupture avec les « soucis de ce monde ». Lorsque l’on rentre dans l’Eglise Orthodoxe,  le plus difficile est sans doute d’abandonner l’esprit du monde et ses fausses lumières dont le prince est Satan. Combien de personnes (mais pas toutes), qui viennent pour la première fois participer à un office Orthodoxe, trouvent nos liturgies trop longues, voire interminables. Entre  trois heures et six heures selon l’ordo liturgique, car les offices de la Grande et Sainte Semaine avant Pâques, sont les plus longs en temps déchu. Mais pour les âmes spirituelles, ces mêmes offices les  immergent dans le temps transfiguré « sur la terre comme au Ciel »[12].

    Le concept même du « tout, tout de suite »  est étranger à l’Eglise Orthodoxe. Certes il y a un moment ou le Seigneur inspirera à des évêques que le temps de Dieu  est venu enfin pour leur Eglise Locale de proclamer son Autocéphalie. Par exemple si l’on regarde l’histoire de l’Eglise d’Ukraine à laquelle j’ai l’immense honneur d’appartenir comme Métropolite de Paris, il aura fallu presque 1000 ans pour que l’autocéphalie de l’Eglise d’Ukraine soit devenue une priorité avec un Peuple Royal de près de 20 millions d’âmes. Nous sommes évidemment très loin de cette situation en France !

     

     

    VII L’évêque Jean Kovalevsky et l’ancien rite des Gaules

     

    Nous  partageons avec l’évêque Jean Kovalevsky[13] la profonde conviction ecclésiologique de l’importance pour chaque nation, dans laquelle sont présents minoritairement des Orthodoxes, (les autres nations à majorité Orthodoxes ont déjà toutes leurs Eglises autocéphales ou autonomes  nationales),  d’avoir sa propre Eglise Orthodoxe Locale. Mais sans orgueil, en respectant le temps transfiguré dont nous parlions plus haut, sans revendiquer une autocéphalie ou autonomie prématurée, avant quelques siècles, cette Eglise Locale de la France  peut-être une simple éparchie car : « là  où est l’évêque, là est l’Eglise »[14]. Nous  tenons  d’abord à exprimer que Wladika Jean Kovalevsky enseignait une rigoureuse Orthodoxie du point de vue  dogmatique et spirituel, et qu’il ne faut pas confondre l’évêque Jean et ses prétendus successeurs ou disciples.[15]

    Mais nous ne partageons absolument pas avec Wladika Jean Kovalevsky l’imprudente aventure dans un rite occidental qui privait, comme nous l’avons déjà évoqué, les croyants de son éparchie de toute la richesse de la Tradition présente dans les offices orthodoxes. Cette  malheureuse  aventure de  l’évêque Jean Kolavevsky  qui eut à un moment donné la caution de saint Jean Maximovitch, (qui célébra dans la cathédrale Saint Irénée l’ancien rite des Gaules), sert encore aujourd’hui d’alibi et de justification à ces chemins détournés de la Vérité.

    L’adoption par l’évêque Jean Kovalevsky du calendrier Catholique Romain de Vatican I, présenté à tort comme celui de l’ancien rite des Gaules, privait dramatiquement les croyants de ce groupe ecclésial  de la richesse  des textes au contenu spirituel et dogmatique  rattachés au calendrier Orthodoxe,  avec le Triode de Carême,  le Pentecôstère et de ceux liés aux fêtes majeurs comme  à l’Evangile dominical. Même observation pour les offices liés au Synaxaire (sanctoral)   Orthodoxe qui ne suivent pas le même calendrier que celui de l’Eglise Catholique. De même pour les longues et irremplaçables prières préparatoires à la communion, tels le Canon au Christ Très Doux, et  les prières de saint Jean Chrysostome, de saint Basile, saint Syméon le Nouveau Théologien etc. Plus grave dans le symbole, l’adoption par ces communautés de la date de Pâques grégorienne (Catholique)[16] Isolées tant par son  rite que  date de Pâques qui rassemble toute l’Eglise Orthodoxe, ces communautés ne pouvaient que s’éloigner de la Vérité qui est le Christ. Une autre erreur de l’évêque Jean, selon nous, a été qu’il n’a pas mesuré qu’en cantonnant dans le seul rite « des Gaules » des orthodoxes convertis  et donc pas encore complètement  orthodoxes ! (mais ne l’est-on jamais ?) qu’il privait également ses fidèles convertis  de la présence d’Orthodoxes de naissance qui contribuent puissamment à la transmission de la Tradition, et qui sont toujours  totalement réfractaires à ce pseudo-rite. Ce dernier isolement qui avait comme cause une vie liturgique discordante,  a contribué d’une façon importante à l’isolement de cette communauté et par la suite des communautés qui sont nées d’elle, et  contribua à leurs fatales dérives sectaires.

    Tous ces particularismes encourageaient  de facto un repli sur elle-même de cette communauté, et le développement d’un sentiment de persécution de la part des « Orthodoxes Orientaux », à son sentiment paranoïaque « d’être incompris par les Orientaux » et « de leur mépris de la tradition Occidentale et gallicane ».  Ce sont tous ces faits, source de sectarisme, qui  ont conduit ce peuple qui se voulait sincèrement  Orthodoxe, à s’éloigner  de la communion avec l’ensemble des Eglises Orthodoxes. La communauté initiale « Eglise Catholique Orthodoxe de France » s’est ensuite divisée en communautés rivales qui ont donné naissance  aux sectes d’aujourd’hui. Certaines d’entre elles ont même « canonisé» l’évêque Jean Kovalevsky ![17]

    De ce sectarisme  ont surgit des slogans tels ceux-ci : « Nous sommes les véritables Orthodoxes français, les autres orthodoxes ne sont que des immigrés. » «  La liturgie selon saint Germain de Paris est la seule qui peut conduire des Français et des occidentaux à l’Orthodoxie. »  «  La liturgie de saint Jean Chrysostome est celle de l’Eglise d’Orient et de ce fait  étrangère à l’esprit d’un orthodoxe occidental ».

    Un rite occidental fixé arbitrairement au VI ème siècle,  privait les croyants du  consensus ecclésia que constitue l’ensemble du Typikon Orthodoxe avec la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome, la richesses irremplaçable des textes du Triode de Carême et  du Pentecôstère, ( écrits au VIII ème siècle par Saint Théodore de Studion et poursuivis par ses disciples),  le  développement de la théologie  de la Lumière incréée et des énergies incréées  avec saint Grégoire Palamas,  introduits dans le Triode de Carême au XIV ème siècle.  Tous  ces  riches offices monastiques nés dans le désert, dans l’enclos d’un monastère ou à Aghia Sophia de Constantinople, sont des témoins irremplaçables  de la Tradition Orthodoxe qu’ils transmettent mieux  que des livres savants.

    Il existe  un autre  mensonge propagé par les tenant de ces rites occidentaux prétendument orthodoxes : celui d’affirmer  que les  rite occidentaux sont seuls compatibles avec l’esprit occidental et que l’Eglise des dix premiers siècles était divisée en deux parties, avec au milieu une véritable muraille de chine : la partie Occidentale qui ne connaissaient que les rites occidentaux et la partie Orientale qui ne connaissait que les rites orientaux.

    Définir une Eglise par son rite est une conception propre à  l’Eglise Catholique Romaine qu’elle utilise pour les Eglises Greco-Catholiques (Uniates)  unies à elle, car l’Eglise Catholique Romaine qui n’a pas la théologie de la Lumière et des énergies   incréées, ne peut accepter que c’est précisément dans nos offices que se trouve le consensus ecclésia de la Foi Orthodoxe. Ce consensus ecclésia de notre Foi,  n’est ni occidental ni oriental,  mais tout simplement Orthodoxe ! Le rite Oriental n’existe tout simplement  pas dans la Tradition  Orthodoxe. Ajoutons l’escroquerie spirituelle et historique de présenter  le Typikon Byzantin et la Liturgie de Saint Jean Chrysostome comme étrangers à l’Europe Occidentale,  et qui n’auraient donc jamais été célébrés  durablement en Europe Occidentale. C’est ignorer (mais l’ignorance semble être le vecteur principal de ces sectes), que tout le Sud de l’Italie avec la Calabre, la Sicile, et plus tard l’Apulie, qui appartiennent à l’Europe Occidentale méridionale a majoritairement adopté le rite Byzantin depuis Constantin II (641-668) jusqu’au XIII ème siècle. [18] C’est oublié que la Grèce appartient elle aussi à l’Europe Occidentale méridionale (exactement  comme l’Espagne et le Portugal), comme la Serbie, la Croatie,  la Macédoine, l’Albanie.[19]  Le rite Byzantin appartient tout autant que les rites Mozarabe, Celtique, Ambroisien Milanais, Romain, Néo-Romain, Carolingien, des Gaules, à la tradition Occidentale ! Le Rite Byzantin, à la différence des rites précités qui ont presque tous disparus, ou ont été notablement transformés, n’a pas connu de transformations majeurs en dehors des ajouts théologiques dont nous avons parlé. Alors que les rites occidentaux dont nous parlons ont interrompus leur vie dans l’Eglise Orthodoxe depuis de IXème siècle[20] et ont été privé de l’apport théologique, spirituel  et dogmatique de  l’Eglise Orthodoxe. Le concept même que l’on pourrait  revenir à une liturgie, (avec le typikon qui l’entoure), éteinte vers le VIIIème siècle, est faux. La liturgie de Saint Germain de Paris et son typikon  le rite des Gaules,  ont été  ce fait privés de l’apport théologique des siècles suivants, dans lesquels l’Esprit Saint n’a cessé d’inspirer l’Eglise et ses liturgies et leur unique typikon : Saint Jean Chrysostome, Saint Basile, Saint Jacques, et les Présanctifiés de Saint Grégoire le Dialogue. Une telle « restauration » est de ce fait  arbitraire, et forcément tributaire de ses auteurs et non de la Tradition. Nous avons, en d’autres temps, relevé dans le commun du rite des Gaules une multitude d’erreurs théologiques, presque toutes liées à des emprunts dans l’ouvrage monumental imprégné de la théologie scolastique de Dom Lambert Baudoin : « L’année liturgique ».  Parfois des perles sont dues à des disciples peu inspirés de l’évêque Jean Kovalevsky, comme  la transposition trichotomiste du tropaire pascal, prononcé dans l’Eglise Orthodoxe à la Prothèse et après le Chérubikon lorsque les dons sont déposés sur l’Autel : « Avec ton Corps au tombeau, avec ton âme en Enfer, avec le Bon Larron au Paradis, tu siégeais sur ton Trône de Gloire avec le Père et l’Esprit Saint, O Infini » qui devient  dans le « rite des Gaules » :  « Avec ton Corps au tombeau, avec ton âme en Enfer avec ton esprit au Paradis. »[21] De telles transformations d’un texte à l’origine Orthodoxe en texte hétérodoxe sont fréquentes dans ce pseudo rite.

     

    La liturgie de saint Jean Chrysostome n’est ni orientale, ni occidentale, elle est imprégnée de la théologie mystique de l’Eglise Orthodoxe, elle est le Ciel sur la terre,   elle immerge l’âme dans le temps transfiguré, elle introduit  l’âme du croyant dans la métanoïa. En son Corps  se trouver tout entier le mystère de l’Ecclésia (Eglise) dont le Chef  est le Christ.  En elle se trouve et se puise la Vérité qui est le Christ. La Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome[22] est unie très essentiellement au Christ et après l’Epiclèse à partir du Corps et du Sang du Christ présent sur l’Autel, le Christ Eucharistique remplit toutes les parties de la liturgie et tous les participants  de Sa présence, comme lors de  Son baptême, le Jourdain remonta à sa source[23]. 

     

    Ajoutons que,  même si ces prétendues églises Orthodoxes célébraient  l’intégralité du Typikon Orthodoxe,  ce serait toujours une célébration sans la grâce, des parodies de sacrements, et sur l’Autel il n’y aurait que du pain et du vin puisqu’elles sont en dehors de l’Eglise Orthodoxe. 

     

     Conclusion :  Ne cherchez pas le salut en dehors de l’Eglise Orthodoxe.

     

    Il y a cinquante ans se promenait dans les rue de Paris pieds nus, un personnage étrange qui disait-on, était un archevêque d’une Eglise Orthodoxe schismatique. Il appartenait au  Saint Synode Russe Hors frontières, anathèmisé et excommunié par le Patriarcat de Moscou. Le Synode Russe Hors Frontières n’était en communion avec aucune Eglise autocéphale, et  les Eglises Orthodoxes officielles, toujours  frileuses, disaient que cette Eglise était privée de la grâce. Et cela s’appliquait tant  à ses  évêques, qu’à ses  prêtres, qu’à son Peuple Royal. Cette appellation d’ « Eglise schismatique »,  qu’avait provoqué sur elle pour des motifs injustes le Patriarcat de Moscou compromis avec le pourvoir bolchévique, est  exactement de même nature que celle d’aujourd’hui,  toujours provoquée par le même Patriarcat de Moscou,  envers le Patriarcat de Kiev. Les personnes bien pensantes de l’époque, comme celles d’aujourd’hui,  qui plaçaient au-dessus de la Confession de Foi Chrétienne-Orthodoxe, leurs conceptions erronées  de l’ecclésiologie,  méprisaient cet archevêque. Et ces personnes bien pensantes passaient toutes  à côté de saint Jean Maximovitch dont la sainteté est aujourd’hui reconnue par l’ensemble des Eglises Orthodoxes locales. Saint Jean Maximovith,  était hier schismatique et évêque privé de la grâce, est aujourd’hui un saint universel de l’Eglise Orthodoxe.

    Mais que les tenants des sectes ne se servent pas de cette histoire pour justifier leur existence : Le Synode Russe Hors Frontières, comme aujourd’hui le patriarcat de Kiev, était constitué d’évêques appartenant à une Eglise ayant vécue des siècles sur son propre territoire canonique, et dans le cas du Synode Russe Hors Frontières, comme dans celui de l’Eglise de Chypre (Canon 39 VIIème Concile œcuménique de Nicée II ) cette Eglise Locale Russe obligée de quitter massivement son territoire canonique à cause de l’invasion bolchévique, pour préserver le saint trésor de l’Orthodoxie. Rien de comparable avec la situation d’analphabète de l’Orthodoxie de ces sectes.

     

    Nous avons écrit et publié en français le seul  ouvrage qui relate la longue histoire de la naissance des autocéphalies du début du XXème siècle et nous sommes l’un des connaisseurs de cette question.  C’est toujours le sursaut d’une nation entière, avec  la synergie de tout un peuple, de ses représentants politiques dans le cadre d’un parlement et d’une Eglise nationale âgée de plusieurs siècles, qui ont été à la base de chacune des proclamations de leurs autocéphalies.  Là se trouve le signe de l’authenticité ; ce  qui n’est de toute évidence pas le cas de ces pseudo-évêques qui ne se rattachent à une prétendue Orthodoxie que depuis quelques petites dizaines d’années.  Ce n’est absolument pas le cas de la France où la présence de croyants orthodoxes est plus que minoritaire.  Un tel consensus entre les représentants de la nation et une hiérarchie orthodoxe présentes depuis plusieurs siècles n’a bien évidemment pas présidé à ces pseudo érections de ces pseudo patriarcats Occidentaux. Le moins que l‘on puisse dire, c’est que par exemple un « patriarcat »  autoproclamé « autocéphale d’Europe occidentale », qui  recouvre au moins plusieurs nations européennes dont certaines sont pourvues depuis longtemps d’Eglises autocéphales Orthodoxes et, plus incroyable, l’un de ces pseudos patriarcats, nous l’avons déjà souligné il y a quelques lignes,  englobent   des nations africaines, alors que le territoire canonique de l’Afrique est dans l’Eglise Orthodoxe exclusivement  celui du vénérable Patriarcat d’Alexandrie. Ceci en transgression de nombreux canons des conciles œcuméniques et de concile généraux (17ème Canon du IV ème Concile de Chalcédoine, Canon 20 du Concile In Trullo ; Canon 35  Apostolique; Canon 13 et 22 d’Antioche, Canon 3, 11 et 12 de Sardique) et l’ensemble les canons que nous avons cité tout au début de cet article concernant le Phylétisme, puisque dans la pratique il s’agit de l’intrusion sur le territoire canonique d’une Eglise Locale sous quelques  prétextes que ce soient d’une autre église nationale étrangère.  Le concept même d’un « patriarcat supra national » est absent de l’ecclésiologie Orthodoxe et appartient uniquement à l’ecclésiologie Catholique Romaine, qui n‘est pas Orthodoxe.

     

    Pourtant des croyants sincères, non dans le sens de « fidèles orthodoxes »  ce qu’ils ne sont évidemment pas, mais au regard de la sincérité de leur ferveur,  se sont laissés abuser et séduire  par cette fausse lumière. L’avalanche de titres que l’on trouve dans ces pseudo- Eglises, sont  donnés facilement et largement en très peu de temps à ses membres, aurait du alerter ces personnes, qui pourtant  au départ cherchaient certainement l’Eglise Orthodoxe,  mais qui aujourd’hui sont toutes contaminées.  

    Je me souviens, encore d’une conversation, il y a quelques années,  avec un clerc marié, membre d’une de ces sectes,  qui pour me prouver qu’il avait reçu la grâce faisait non pas allusion à son appartenance à la véritable  Eglise Orthodoxe, mais à ses sensations : Lui et son épouse  « avaient senti la grâce lors de la célébration de leur mariage », célébré  par un pseudo patriarche. Des saints ont été trompés par de telles fausses sensations de la grâce, de fausses apparitions, des frissons, des odeurs de parfums suaves, des apparitions de ce qu’ils pensaient être la divine lumière incréée ou la personne même du Christ. Saint Isaac des Grottes de Kiev, pourtant un moine expérimenté tomba dans l’un des pièges de l’illusion sataniques et en perdit la raison jusqu’à ce qu’il soit aidé par son Higoumène saint Théodose fondateur de la Lavra des Grottes de Kiev ( XI ème siècle)  et son disciple saint Antoine, et les frères du monastère, pour devenir ensuite un grand saint de l’Eglise. A la même époque dans le même lieu saint Nikita des Grottes de Kiev, lui aussi un moine expérimenté, en faisant confiance à des prétendues sensations de la grâce et à de fausses apparitions,  tomba dans l’illusion et  ne fut sauvé que par les frères demeurés dans l’obéissance et au sein de la véritable Eglise Orthodoxe. Aucun salut n’est possible pour ceux qui sont dans de telles sectes car il ne s’y trouve que des personnes elles-mêmes en proie à l’illusion du  Prince de ce monde.

     

    Quand un jour un membre de l’une  de ces « églises » m’interrogea  (j’étais alors prêtre) en me reprochant de ne pas suivre l’évêque Jean (alors trépassé),  je lui répondit : «  Je m’efforce de suivre le Christ  que s’est efforcé de suivre Wladika Jean ;  mais je ne suivrai jamais une seule personne,  ni un seul Père, fut-il un saint, mais l’ensemble des Pères qui ont suivi le Christ. »

    Seule une vie simple, fidèle à la Tradition Orthodoxe, vécue  dans l’humilité et la participation à sa liturgie et  à ses offices introduit le croyant dans le consensus ecclésia de l’Eglise Orthodoxe.  L’Eglise Orthodoxe ne se trouve jamais dans des titres usurpés  de patriarche, métropolite, archevêque, synode, autocéphale,  détournés de leur véritable signification au profit d’une ecclésiologie de pacotille, comme celle de l’élection d’un patriarche par un pseudo concile et   sans aucun concours d’un  l’Etat souverain Orthodoxe, alors que dans l’histoire de l’Eglise Orthodoxe toutes les autocéphalies passées et  récentes se sont réalisées avec une large participation d’un état souverain de l’Eglise locale concernée, hier l’empereur, et plus près de nous, comme par exemple pour l’octroie du siège patriarcal de Bucarest, un vote des deux chambres. Mais  les  pseudo-hiérarques de ces pseudo églises  sont trop ignorants pour le savoir et surtout ne veulent en aucune cas être confrontés aux véritables saints canons qui régissent l’Eglise Orthodoxe.

    Nous avertissons ceux qui se sentent bien dans une « paroisse »  et dont « l’ Evêque    est si gentil et nous parle simplement » que ce qui définit l’appartenance à l’Eglise Orthodoxe n’est pas la qualité de la réception,  ni la chaleur humaine que l’on y ressent, mais la présence de la grâce, non pas validée par des sensations, mais par l’appartenance à une Eglise Orthodoxe séculaire, conjointe à l’enseignement rigoureux de la Tradition Orthodoxe, tous deux absents dans ces communautés, même si certains ouvrages et prières  orthodoxes y sont utilisés et des gestes liturgiques y sont réalisés. Une photocopie n’est jamais l’originale.[24]

    Ces pseudos-Eglises Orthodoxes Occidentales sont en France le cancer de l'Orthodoxie car leurs hiérarques, dépourvus de la grâce, sans aucune succession apostolique venant de l'Eglise Orthodoxe, sans formation théologique Orthodoxe, enseignent de très nombreuses hérésies, dont nous ne pouvons établir ici le catalogue.

     

    En conclusion nous engageons ceux qui veulent réellement entrer dans une Eglise Orthodoxe Locale  de  ne pas  justifier leur refus de s’y adresser à causes des divisions ecclésiologiques actuelles, qui existent depuis de nombreux siècles dans l’Eglise Orthodoxe. Ce qu’il faut regarder,  c’est s’il existe ou non, dans l’Eglise à laquelle on s’adresse, une vie de plusieurs siècles passée dans l’Orthodoxie.

    La difficulté, pour les clercs de ces pseudo-églises Orthodoxes qui se rendraient compte du chemin erroné qu’ils ont pris, sera l’humilité. L’humilité de savoir qu’ils ne sont pas dans l’Eglise Orthodoxe. L’humilité de reconnaitre qu’ils  ne sont pas Orthodoxes,  même s’ils croyaient sincèrement l’être. L’humilité (et ce sera pour eux le plus difficile alors qu’ils ont sans doute une vie pastorale et liturgique entourée de nombreux paroissiens), s’ils veulent entrer dans l’Eglise Orthodoxe et qu’ils auraient la possibilité d’y faire recevoir leur paroisse, d’accepter les conditions que leur donnera leur évêque (Orthodoxe). Parmi les conditions, d’être reçu selon les règles appliquées dans chaque Eglise Locale Orthodoxe dans la communion de l’Eglise Orthodoxe. Celle d’adopter l’unique Typikon Orthodoxe sans les ajouts désastreux des pseudos rites occidentaux,  et obligatoirement, s’ils en sont jugés dignes, d’être ordonné dans tous les ordres : acolyte, lecteur, sous-diacre, diacre et prêtre.  Car les ordinations qu’ils croient avoir reçues ne sont porteuses d’aucune grâce. Comme c’est l’orgueil qui a conduit beaucoup de ces clercs à s’affubler de faux titres, je pense malheureusement  que bien peu accepteront de venir par le chemin de l’humilité dans la véritable Eglise Orthodoxe. Seule l’humilité conduit au salut. L’humilité est l’unique porte (étroite) de l’Eglise. L’humilité dans l’Eglise est l’unique porte qui conduit au Christ. L’humilité est l’école du Christ : «  Prenez mon joug  sur vous et apprenez, car je suis doux et humble de cœur. »[25] Alors que l’orgueil est l’université de Satan.

     

    Ne cherchez pas le salut en dehors de l’Eglise Orthodoxe. Le Seigneur enseigne clairement : « Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous pareil. »[26]

     

    Le 13 décembre 2014

     

    +Métropolite Michel de Paris-Patriarcat de Kiev

     

     

     

     

     

     

     



    [1] Ce canon est à l’origine de   la loi trentenaire qui assure de la possession d’un bien foncier, si après une période de trente ans, il n’est pas revendiqué par un autre  présumé propriétaire : « Que l'administration de trente années assure la possession, et au sujet des villes récemment fondées.  Les paroisses de campagne ou de village appartenant à une Eglise doivent rester sans changement aux évêques qui les possèdent, surtout s'ils les ont administrées sans conteste depuis trente ans. Si pendant ces trente ans il a éclaté ou s'il éclate un différend, ceux qui se croient lésés peuvent porter l'affaire devant le synode de la province. Si en pareil cas l'évêque pense que son propre métropolitain l'a desservi, qu'il porte l'affaire devant l'exarque du diocèse ou bien devant le siège de Constantinople comme il a été dit plus haut. Si par ordre de l'empereur une ville a été ou sera fondée, le rang hiérarchique des Eglises devra se conformer à l'ordre civil et public des cités. »

    [2] In « Le patriarcat œcuménique dans l’Eglise Orthodoxe » par le Métropolite Maxime de Sardes. P 278-279 Ed. Beauchesnes. Paris 1975.

    [3] Selon notre analyse, le Synode Russe Hors frontière était parfaitement tant pastoralement qu’ecclésiologiquement dans son droit de s’implanter là où se trouvaient ses croyants réfugiés et non pas arbitrairement dans une province de la Serbie. Mais l’analyse que fait le patriarche d’Alexandrie sur le devenir généralisé d’une telle situation est parfaitement exacte.

    [4] Col. III, 11

    [5] Nous n’avons pas mentionnés les Celtes  car ils étaient présents dans notre pays, sans doute plus de 600 ans avant Jésus Christ, et donc   bien avant les invasion Barbares.

    [6] Omophore :Juridiction  canonique d’un évêque ou d’une Eglise Locale.

    [7] Notre propos est de mentionner le fait de ces fondations et des schismes qui en découlent, mais pas d’analyser l’historique de chacune de ces Eglises.

    [8] Nous avons écrit plusieurs chapitres très documentés sur ce seul sujet dans notre ouvrage « Les racines Chrétiennes de l’Europe » Michel Laroche. Ed. Erick Bonnier. Paris 2014.

     

    [9] II Co. XI, 14.

    [10] Lire notre ouvrage de référence et  l’unique publié en langue française sur ce sujet: La papauté orthodoxe. Editions Présence. Paris 2002 et sur le commencement des Eglises Bulgare et Russ’ notre ouvrage: Les racine chrétiennes de l’Europe. Les antinomies et les synergies de l’Etat et de l’Eglise de 313 à 1054. Editions Erick Bonnier Paris 2014.

    [11] Ibidem

    [12] Mt VI, 10

    [13] J’ai été le dernier prêtre ordonné ( Ier Novembre 1969), par l’évêque Jean Kovalevsky de bienheureuse mémoire  avant sa naissance au Ciel le 30 janvier 1970.  

    [14] Saint Ignace d’Antioche souvent attribué à Saint Cyprien de Carthage. La citation exacte est celle-ci : «  Là où paraît l'évêque, que là soit la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l'Église catholique ».Lettre d'Ignace d'Antioche aux Smyrniotes. Vers.VIII.

    [15] Nous rappelons au lecteur que nous nous sommes exprimés dans la première partie de notre études publié en 2012 « Le rêve brisé d’une Orthodoxie  Locale et ses dérives sectaires » [15] sur l’histoire du Père Eugraphe  Kovalevsky qui devint l’évêque Jean de Saint Denis dans une chirotomie épiscopale présidée le 11 novembre 1964 par saint Jean Maximovitch, alors archevêque de San-Francisco aux USA. Nous avons tenté d’analyser le  contenu  du sois disant  ancien rite des Gaules  et de la Liturgie dite de Saint Germain de Paris et de souligner  leurs insuffisances dogmatiques et spirituelles du point de vue de l’Orthodoxie. Nous renvoyons le lecteur à cet article qu’il trouvera sur le blog de notre éparchie.

     

     

    16Cela malgré une promesse non tenue,  faite par Wladika Jean Kovalevsky avant son sacre à San Francisco à saint Jean Maximovitch de revenir dès l’année 1965 à la date de la Résurrection de toute l’Orthodoxie.

     

    [17] Précisons que la communauté historique (l’ECOF)  fondée par Monseigneur Jean Kovalevsky s’est  prudemment abstenue  d’une telle « canonisation ».

    [18] Lire les chapitres consacrés à ce sujet dans notre ouvrage : Les racines Chrétiennes de l’Europe. Par Michel Laroche. Ed. Erick Bonnier Paris 2014.

    [19] Les nations appartenant à l’Europe Orientale ou de l’Est ( définition de l’ONU)  sont dix : Bélarus, Bulgarie, Fédération de Russie, Hongrie, Modova (Moldavie), Pologne,  République Tchèque ; Roumanie, Slovaquie, Ukraine.

    [20] Le Schisme a en réalité commencé avec Charlemagne qui impose à l’Eglise Carolingienne la doctrine hétérodoxe du « Filioque procedit »  et de l’iconoclasme moyen. A partir de cette époque les liturgies occidentales de l’Empire Carolingien  sont toutes  devenues hétérodoxes, sauf à Rome  demeuré Orthodoxe grâce au pape saint Léon III qui s’opposa courageusement au « Filioque procédit » et à l’iconoclasme moyen. Lire notre ouvrage très détaillé sur cette question : « Les racines chrétiennes de l’Europe. Michel Laroche . Ed.  Erick Bonnier. Paris 2014. ( 600 pages)

    [21] Vision trichotomiste du théologien Aposotolos Makrakis condamnée par le Synode d’Athènes  en 1878 et qui fut fermement et explicitement  condamné par le Saint Synode de l’Église Roumaine en 1976 après un appel du Père Michel-Philippe Laroche (l’actuel Métropolite de Paris-Patriarcat de Kiev,  qui signe cet article)  sur cette question. Le synode condamnait dans un document  signé conjointement par le Patriarche Justinien de Roumanie  et l’Évêque vicaire patriarcal Antoine de Ploesti (le futur métropolite de Transylvanie) , alors Secrétaire du Saint Synode : « le trichotomisme qui n’est pas Orthodoxe ».

    [22] Tout comme celles de Saint Basile, Saint Jacques, et les Présanctifiés de Saint Grégoire le Dialogue.

    [23] Hypakoï Ton 2 de la Théophanie.

    [24] Nous avons par exemple lu sur une page d'une paroisse appartenant à l'une de ces trop nombreuses pseudo -Eglises Orthodoxes d'Europe Occidentale qu'il fallait prier pour les âmes du Purgatoire,  théologie médiévale inventée par l'Eglise Catholique Romaine et en particulier, fermement condamnée par la bouche de Saint Marc d'Ephèse lors du "concile de Ferrare-Florence" (1437-1439) qui quitta le concile en le désavouant. 

    [25] Mt XI, 29

    [26] Lc XII, 3 et 5.

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    Une nouvelle adresse pour le blog de notre Eparchie de Paris sur la quelle vous trouverez des photographies de la vie de notre Patriarcat de Kiev  et de notre Eparchie Orthodoxe de Paris, et des articles de Son Eminence le Métropolite Michel Laroche, tant sur la spiritualité de l'Eglise Orthodoxe que sur son histoire et l'ecclésiologie.

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